D’abord annoncée par Donald Trump dans un message sur son réseau Truth Social, la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans les frappes américano-israéliennes a été confirmée ce dimanche 1er mars par la télévision d’État iranienne. Une disparition dont s’est notamment réjoui le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, pour qui « justice a été rendue ». « L’axe du mal a subi un revers cuisant », a-t-il ajouté.
Donald Trump a également employé le même terme de « justice » pour qualifier l’élimination de « l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire » dans des frappes qui ont aussi tué sa fille, son gendre et sa petite-fille, selon la télévision d’État iranienne.
« Ce n’est que justice pour les Iraniens, mais aussi pour tous les grands Américains, et les gens de nombreux pays à travers le monde, qui ont été tués ou mutilés par Khamenei et son gang de VOYOUS assoiffés de sang », s’est encore félicité le président des États-Unis.
Face à la presse, le Premier ministre australien Anthony Albanese, l’un des premiers dirigeants à réagir, a estimé que la mort de l’ayatollah Khamenei « ne sera pas pleurée ».
En plus d’être « responsable de l’orchestration d’attaques sur le sol australien », le guide suprême « du programme nucléaire et balistique du régime, du soutien apporté à des groupes armés et des actes brutaux de violence et d’intimidation commis contre son propre peuple », a souligné le chef du gouvernement australien.
Trois jours de deuil en Irak
Fils du dernier chah d’Iran et vivant en exil, Reza Pahlavi a dit sur X voir dans la mort d’Ali Khamenei la « fin » de la République d’islamique qui « sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l’Histoire ».
Le Hamas a de son côté déploré la mort d’Ali Khamenei dans un communiqué, dénonçant une « attaque abominable ». « Nous, au sein du Hamas, pleurons la disparition de l’ayatollah Ali Khamenei », indique le texte.
« Les États-Unis et le gouvernement d’occupation fasciste [Israël, NDLR] portent l’entière responsabilité de cette agression flagrante et de ce crime odieux contre la souveraineté de la République islamique d’Iran, ainsi que de ses graves répercussions sur la sécurité et la stabilité de la région », ajoute-t-il.
En Iran, où des scènes de joie ont été observées dans certains quartiers de Téhéran après la confirmation de la disparition du guide suprême, les Gardiens de la Révolution ont pour leur part assuré que « la main vengeresse de la nation iranienne ne lâchera pas (les États-Unis et Israël) avant d’avoir infligé aux meurtriers de l’imam de la Oumma un châtiment sévère et décisif qu’ils regretteront ».
Tandis qu’un deuil de 40 jours et sept jours fériés ont été annoncés dans le pays par la télévision d’État iranienne, l’influent leader religieux chiite Moqtada Sadr a déclaré trois jours de deuil en Irak, pays voisin. « C’est avec une profonde tristesse et un immense chagrin que nous adressons nos condoléances à l’ensemble du monde islamique pour le martyre du leader de la révolution islamique », a-t-il écrit sur X.
Article original publié sur BFMTV.com













