« Les courses de biathlètes malvoyants et non voyants sont assez folles à suivre. » Cette recommandation enthousiaste émane de Benjamin Daviet, triple champion paralympique de biathlon. S’il court dans une autre catégorie – privé de l’usage d’un genou, il évolue dans celle des skieurs debout –, le Français de 36 ans reste un observateur avisé des exploits de ses collègues déficients visuels, à l’instar de son compatriote Anthony Chalençon.
A 35 ans, ce dernier va participer, à Milan-Cortina, à ses quatrièmes Jeux paralympiques (JP) et disputera le sprint, samedi 7 mars, la première des trois courses de para biathlon inscrites à son programme. Originaire de Morzine (Haute-Savoie) et non-voyant à cause d’une dégénérescence rétinienne, Anthony Chalençon avait pourtant découvert les JP dans une tout autre discipline, le para ski alpin, aux Jeux de Vancouver, en 2010. L’aventure s’était soldée par deux abandons en slalom et slalom géant.
C’est en 2012 qu’il entame sa transition vers le ski nordique. « Le ski de fond était plus épanouissant par rapport à mon handicap. J’ai mis quatre ans pour atteindre un niveau correct. Finalement, j’ai bien fait », confiait au Monde, avant le début des Jeux, celui qui a déjà remporté trois médailles paralympiques – deux en ski de fond et une en biathlon. Lors de ces JP, le Tricolore doit disputer au total sept courses dans ces deux disciplines, mais c’est bien dans la deuxième qu’il estime être le plus en mesure de briller.
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