- Des escrocs parviennent maintenant à se faire passer pour les forces de l’ordre.
- Une équipe de TF1 a recueilli le témoignage d’une victime et vous explique.
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Le 13H
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Les escrocs ne reculent devant rien pour nous arnaquer. Jocelyne en a fait les frais. En janvier dernier, cette retraitée de Nuaillé, dans le Maine-et-Loire, reçoit un appel téléphonique inquiétant : voyant que le numéro qui s’affiche est celui de la brigade de gendarmerie locale, elle n’hésite pas à décrocher.
« Je réponds, et là on me dit : ‘Vous avez un impayé et nous voudrions vous en informer afin que vous contactiez votre banque’. Je n’ai pas mis en doute la gendarmerie. J’étais vraiment persuadée que c’était eux »
, explique-t-elle dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. Le lendemain, dans un élan de méfiance, elle rappelle sa gendarmerie. C’est à cet instant qu’elle comprend l’escroquerie : « Vous vous êtes fait avoir, on n’a jamais fait ça,
« , lui répond-on. Jocelyne découvre qu’elle a perdu 2.500 euros, car les escrocs ont fait des opérations bancaires à sa place. Maintenant, « c’est difficile de m’avoir au téléphone car je me méfie de tout le monde
« , conclut-elle.
Voler de l’argent mais aussi des données personnelles
Cette arnaque a un nom, le « spoofing », soit l’usurpation d’identité informatique : à l’aide d’un logiciel, les malfaiteurs masquent leur vrai numéro et se font passer pour les forces de l’ordre. Le cas de cette retraitée est loin d’être isolé. Ces derniers mois, les plaintes se sont multipliées. À tel point que partout en France, les autorités publient des messages d’alerte (nouvelle fenêtre) sur les réseaux sociaux, comme le montre notre reportage.
Mais quelle est la motivation des arnaqueurs ? Principalement voler de l’argent, mais aussi des données personnelles. Une fraude qui nécessite donc des méthodes très sophistiquées. Mais pour y échapper, la démarche à suivre est plutôt simple. « Il ne faut pas paniquer et immédiatement raccrocher. Puis contacter l’organisme en question via un numéro officiel. Et il faut garder en mémoire qu’il ne faut jamais communiquer ses codes, ses identifiants, ses mots de passe ou toute autre information personnelle »,
souligne face à notre caméra l’adjudant-chef David, cyber-enquêteur du regroupement de gendarmerie du Maine-et-Loire.
Attention, les escrocs ne se cachent pas uniquement derrière le numéro des gendarmes. Ils peuvent également se faire passer pour votre conseiller bancaire, vos artisans ou même vos proches. L’an passé, selon les autorités, 19.000 numéros ont ainsi été volés à des fins frauduleuses.

