François Ruffin est « abasourdi ». C’est ce qu’il a expliqué ce mercredi 9 septembre sur le plateau de BFMTV, alors qu’il était interrogé sur sa volonté de participer à la primaire socialiste en vue de la présidentielle. La position de Raphaël Glucksmann, qui s’oppose à sa participation, interroge le candidat Debout.
Des élus du Parti socialiste réclament pourtant que la primaire soit davantage ouverte, notamment à des personnalités telles que Marine Tondelier, Matthieu Pigasse et… François Ruffin. Mais Raphaël Glucksmann s’oppose à la participation de ce dernier, ancien Insoumis, car il considère qu’il ne fait pas parti de l’arc social-démocrate.
« Je suis très surpris d’effrayer comme ça, que Raphaël Glucksmann se replie derrière une porte blindée en verrouillant à triple tour pour être sûr que je n’entre pas. Je ne vois pas pourquoi je lui fais peur comme ça. »
« Je considère que je suis le bienvenu »
Rappelant que le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, ne s’oppose pas à sa participation, pas plus que Philippe Brun et Emmanuel Maurel, tous deux candidats à cette primaire, François Ruffin insiste: « je considère que je suis le bienvenu, un héritier de Jean Jaurès, de Léon Blum, que je prolonge la grande histoire du mouvement ouvrier et que j’ai ma place ».
Le député de la Somme soupçonne Raphaël Glucksmann d’avoir « peur des électeurs ». « Pourquoi on fait un suffrage censitaire, avec une forme de barrière à 15€? Parce qu’il ne faut pas être dérangé par les ouvriers ».
Il poursuit: « si je viens, c’est pour que les aides à domicile se saisissent d’un bulletin, c’est pour que les auxiliaires de vie se disent ‘peut-être que ça peut un peu changer ma vie’. C’est pour dire de bousculer le jeu qui est engagé. »
François Ruffin dit vouloir « faire rentrer du souffle » à l’intérieur de la primaire socialiste. « On voit bien que c’est dans l’entre-soi, ça risque d’être petit, nécrosé (…) Je fais ça parce que je suis convaincu que c’est mortifère de ranger les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis. Si on fait ça, c’est la défaite assurée ».
Article original publié sur BFMTV.com



