- Les commerçants sont-ils rackettés par des trafiquants de drogue dans certaines villes du sud du pays ?
- Dans le Gard, à Alès, c’est ce qu’affirment des restaurateurs dont l’établissement a été incendié.
- Une équipe de TF1 s’est rendue sur place.
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Le 20H
Encore très émue, Fatma déambule dans ce qu’il reste de son restaurant dévasté. « Le plafond, le parterre, tout. Il ne reste plus rien »
, constate-t-elle devant la caméra de TF1. Un incendie qui n’a rien d’un accident. Lundi dernier, en pleine nuit, les caméras de vidéosurveillance de son restaurant ont filmé deux hommes, comme on peut le voir dans le reportage ci-dessus. À coups de pied, ils ont fracassé la porte d’entrée, déversé l’intégralité d’un bidon d’essence dans toute la salle, et allumé un feu. Un complice, parti à l’arrière récupérer la caisse, s’est échappé in extremis du brasier.
« Je suis la DZ Mafia, vous nous devez 50.000 »
Depuis janvier, Fatma et sa famille affirment être la cible de menaces et de racket, par message mais aussi en personne. « Le jeune qui est venu, il a dit je suis la DZ Mafia, vous nous devez 50.000 »
, raconte-t-elle. Fatma n’a pas cédé au chantage et a porté plainte. Le parquet d’Alès confirme l’ouverture d’une enquête.
« La méthodologie ressemble fortement à celle de la DZ Mafia »
, confirme Bruno Bartocetti, responsable du syndicat de police Alliance. «
On va de plus en plus loin
, on s’étend sur le territoire, et on va sur toutes les actions possibles pour pouvoir retirer de l’argent, que ce soit sous forme de racket ou d’extorsion de fonds »
, énumère-t-il.
De Nice à Montpellier, en passant par La Grande-Motte ou Saint-Péray, autant de villes où la présence du groupe criminel a été confirmée par une note de police consultée par le service police-justice de TF1. Les restaurants, discothèques et supérettes sont désormais les nouvelles cibles de la DZ Mafia, qui tente d’étendre son influence au-delà du trafic de stupéfiants.











