- Sébastien Lecornu a appelé jeudi les parlementaires à adopter un budget pour 2027 à l’automne.
- Attendre l’élection du prochain président de la République serait « une erreur très grave » et conduirait « à un déficit à 6% ou 7% », selon le Premier ministre.
Suivez la couverture complète
Après l’interminable feuilleton du budget, Lecornu trace sa route
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, Sébastien Lecornu en a appelé à la responsabilité des députés et des sénateurs. « Il vaut mieux un budget de compromis et des candidats qui vous diront ‘votez pour moi, on vous le corrigera en mai’, que d’aller à la faute en allant mettre le pays complètement dans le ravin »
, a prévenu jeudi 2 juillet le Premier ministre, à moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027.
« Je sonne l’alerte avec gravité. Parce qu’on fait ce qu’on peut. On peut nous aimer, pas nous aimer. Mais (…) il faut quand même que les parlementaires qui ont été élus pour ça défendent l’intérêt général »
, a plaidé le chef du gouvernement en poste depuis septembre dernier.
L’absence de budget « conduirait à un déficit à 6% ou 7% » en 2027
Attendre après la présidentielle des 18 avril et 2 mai 2027 pour faire adopter une loi de finances et ne pas doter la France d’un budget à l’automne serait même « une erreur très grave »
, selon lui. Cela reviendrait à avoir un budget qui n’entrerait en application que fin 2027, soit « au moment où il faudra débattre du budget pour 2028 »
, ce qui au passage « sacrifierait la première année du quinquennat de celles et ceux qui auraient gagné l’élection présidentielle, ce qui serait d’un cynisme fou »
.
Sébastien Lecornu avait donc plaidé pour une adoption du budget 2027 « avant février »
, estimant que son absence « conduirait à un déficit à 6% ou 7% »
l’an prochain.
« Sur les transmissions du grand capital, est-ce qu’il n’y a pas quelque chose à faire, mais gagnant-gagnant, pour aller alimenter des fonds de souveraineté qui permettraient d’accélérer ? Moi je dis chiche »
, a par ailleurs affirmé Sébastien Lecornu, en réponse à une proposition de l’économiste Philippe Aghion. « Parce que l’année prochaine, on a encore une marge de 6 milliards d’euros à trouver dans nos comptes publics pour notre défense »
et « le patriotisme est un antidote au virus »
de la division.
À Aix-en-Provence, le Premier ministre a en outre évoqué l’idée, pour les entreprises, d’une « présomption de bonne foi »
en matière fiscale, c’est-à-dire que « le silence vaut accord »
lorsqu’« on demande un rescrit (réponse) fiscal à l’administration »
.




