- Ces dernières semaines, les vagues de fortes chaleurs se succèdent en France, y compris dans la moitié nord.
- Un climat qui favorise le développement de certains insectes, et notamment des mouches.
- En Bretagne, professionnels et particuliers sont victimes de ce phénomène, comme l’ont constaté les équipes du 13H de TF1.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Une augmentation des noyades et des décès, des feux de forêts de plus en plus nombreux, des difficultés pour les personnes travaillant en extérieur… Les conséquences des vagues de chaleur successives qui frappent l’Hexagone sont aussi nombreuses que bien connues. Toutefois, certains impacts sont encore sous-estimés, ou trop peu évoqués. Ainsi, certains insectes prospèrent lorsque le mercure est au plus haut, à l’instar des mouches. Lorsqu’il fait plus de 30 degrés, leur cycle de reproduction passe de 20 à moins de 10 jours. Peu habituée aux chaleurs exceptionnelles auxquelles elle est confrontée, la Bretagne se trouve en première ligne de ce phénomène qu’elle doit apprendre à connaître.
C’est dérangeant.
C’est dérangeant.
Évelyne Rispal
Les habitants doivent ainsi redoubler d’ingéniosité pour lutter contre ces nuisibles. Évelyne Rispal, retraitée, est désormais bien équipée. « Là, je suis parée, j’ai ma tapette électrique. D’ailleurs, l’autre jour, j’ai tellement tapé fort que je l’ai cassée. J’ai ma tapette à main que je prends partout »,
témoigne-t-elle. Elle a également mis en place deux pièges. « Je les vide tous les jours, et voilà ce que j’ai récolté depuis ce matin »
, montre-t-elle à la caméra de TF1 : des dizaines d’insectes ont succombé à son dispositif. « Je dois bien en avoir une bonne cinquantaine. Et en plus, ce sont des grosses mouches, ce ne sont pas les petites mouches qu’on avait avant. Ce n’est vraiment pas ragoûtant du tout »,
glisse-t-elle encore, « c’est dérangeant »
.
Les difficultés des commerçants
Les commerçants sont aussi confrontés à un véritable casse-tête. Dans la boucherie À la bonne viande, à Plaintel (Côtes-d’Armor), quatre pièges à néons ont été mis en place. « Un ici, et un juste ici au niveau de la porte d’entrée. En même pas une semaine de temps, voilà tout ce qu’il y a en mouches »
, glisse Jérémy Belhomme, l’un des bouchers. Il s’agit d’une lutte de chaque instant pour éviter que les bêtes entrent en contact avec la viande. « On fait tout pour être vigilants. Il y a toujours quelqu’un au magasin, donc dès qu’il voit qu’il y en a qui traînent, on les chasse. Et ça finit là-bas. C’est la chasse contre les mouches »
, lance encore le professionnel.
Ces conditions difficiles font le bonheur des agents de désinfection, particulièrement sollicités. « Il y a un mois, quand je suis arrivé ici, j’ai ouvert la porte, mais c’était des milliers de mouches. On ne pouvait pas avancer dans le lieu sans se faire attaquer par des mouches. Il y en avait partout. Sincèrement, je n’avais jamais vu autant. C’était même stressant »
, confie l’un d’entre eux, Yannick Catherine, qui a nettoyé un entrepôt. Selon lui, la forte chaleur favorise les éclosions. « Et plus il y a d’éclosions, plus les mouches se reproduisent vite. Et c’est interminable. Si vous ne faites pas un traitement rapidement, vous vous faites infester en pas longtemps »
, souligne encore l’employé d’Eradik 35.
Pour réguler le développement de l’insecte, et en attendant une conjoncture météorologique plus favorable, plusieurs solutions sont proposées, parmi lesquelles figurent la pulvérisation de fumigènes ou encore la mise en place de diffuseurs.











