- Mohamed Benmeddour, médiateur dans les quartiers nord de Marseille, entame ce mercredi une grève de la faim devant la préfecture des Bouches-du-Rhône.
- Il souhaite dénoncer l’inaction de l’État face au narcotrafic.
- À plusieurs reprises, il a interpellé Emmanuel Macron.
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La Matinale
Pour dénoncer l’inaction de l’État face au narcotrafic, un médiateur marseillais a pris une décision radicale. Ce mercredi 21 janvier, Mohamed Benmeddour, éducateur spécialisé dans les quartiers nord, a entamé une grève de la faim devant la préfecture des Bouches-du-Rhône pour alerter sur la situation de Kaïs (le prénom a été modifié), 19 ans.
Tout juste libéré de prison, le jeune homme, ancien dealer, a décidé de stopper toute activité en lien avec le narcotrafic. Aujourd’hui, il assure vouloir trouver un travail et vivre une vie normale.
Malheureusement je suis contraint de devoir entamer cette grève de la faim même si le président de la république s’était engagé auprès de moi afin de mettre des moyens pour la prévention à Marseille mais pour l’heure rien n’a été fait !!! pic.twitter.com/yooRbhu7M3 — Mohamed Benmeddour (@benmeddour13013) January 18, 2026
Après avoir interpellé Emmanuel Macron et l’actuel ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, le médiateur entend faire réagir les services de l’État concernant la situation des jeunes victimes du narcotrafic. « C’est David contre Goliath. Je sais que ça peut aller très loin et je ne sais pas ce qui peut m’arriver demain
« , explique Mohamed Benmeddour dans une vidéo postée sur le réseau social X.
Avec cette mobilisation, Mohamed Benmeddour espère dans un premier temps trouver une solution pour Kaïs.
Il espère également obtenir le soutien de l’État et des institutions locales pour mettre sur pied un projet de « médiation nomade
» pour aller à la rencontre des jeunes dans les quartiers nord, la nuit.














