- En Angleterre, une nouvelle source de chaleur est actuellement en cours de test.
- Les data centers en produisent, et une expérience pilote parvient à l’utiliser.
- Un système moins coûteux qu’une pompe à chaleur, et qui fait baisser les factures de chauffage.
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La flambée des prix de l’énergie
Certains ont des piscines dans leur jardin, d’autres des vérandas. Terence Bridges, lui, a fait de la place dans son abri de jardin pour… un data center. « C’est mon nouveau jouet. Je suis très fier d’être le premier à en avoir un et de savoir que c’est le seul »,
s’amuse-t-il au micro de TF1. Ce data center miniature, que l’on découvre dans le reportage du 13H ci-dessus, permet de chauffer sa maison.
Celui qui en a eu l’idée, c’est Travis Theune, le PDG de la société Thermify Heatub. Cette entreprise héberge les données des sites internet ou applications mobiles. Pour ce stockage, il faut la puissance de milliers de processeurs, qui dégagent de la chaleur. « Nous capturons la chaleur de ces ordinateurs. Elle est stockée dans cette batterie. Et quand il y a une demande de chauffage dans la maison, la batterie fournit cette chaleur »
, montre-t-il à la caméra de TF1.
« Je ne m’inquiète plus »
Une expérimentation « gagnant-gagnant », estiment Terence et Travis. À l’intérieur de la machine, grosse comme un petit congélateur, se trouve l’équivalent de 500 ordinateurs. Ils sont alimentés en électricité, payée par l’hébergeur de données. L’installation revient moins cher que celle d’une pompe à chaleur. « Pour une solution de chauffage dans un abri de jardin comme celui-ci, le prix est comparable aux solutions traditionnelles. Pour l’équipement, il faut compter 2.800 euros pour 10 ans. Ensuite, nous facturons 57 euros par mois pour l’énergie »
, résume Travis.
Les données sont sécurisées et surveillées à distance : le résident ne peut pas ouvrir le data center qu’il héberge chez lui. Vétéran de l’armée britannique, Terence Bridges voit déjà la différence dans son quotidien. « Je ne m’inquiète plus. Si je veux chauffer à 25 degrés, je peux. Et ça ne me coûte pas plus cher que de rester à 18 degrés »
, affirme-t-il. Il économise ainsi plus de 300 euros par mois en facture d’énergie et espère que ses voisins pourront bientôt en profiter eux aussi.
C’est le seul data center qui se trouve actuellement chez un particulier, mais l’entreprise va en installer 100 autres dans les 18 prochains mois. En France, comme en Angleterre, des data centers servent déjà à chauffer plusieurs piscines municipales ou bâtiments publics. Alors que la demande explose, leur chaleur devient une ressource alternative non négligeable.











