« Non », il ne savait pas. Gabriel Attal assure ce jeudi 27 août sur BFMTV-RMC qu’il ignorait que lors de son passage comme ministre des Comptes publics (2022-2023), son conseiller de l’époque, Louis Jublin, était addict à la cocaïne.
« Il a été un de mes collaborateurs pendant plusieurs années et j’ai su qu’il avait eu à un moment une grande souffrance face à une annonce très difficile. Mais je ne l’ai pas vu, je ne l’ai pas vu sombrer », a déclaré Gabriel Attal, précisant ne plus travailler avec le communicant « depuis plus de deux ans ».
« Le fléau de la drogue est partout »
En juillet dernier, Louis Jublin, qui a accompagné Gabriel Attal dans son ascension jusqu’à Matignon, s’était confié sur son addiction au magazine Vanity Fair, déclarant notamment: « je me dézinguais à m’en faire péter la couscoussière. » En faisant ces révélations, le communicant avait en tête de devancer la publication d’une vidéo où on le voit consommer de la cocaïne. Dans cet entretien, il avait aussi assuré qu’il ne prenait plus de drogue lors de son passage rue de Grenelle après la nomination de Gabriel Attal au poste de ministre de l’Éducation national en juillet 2023.
Pour Gabriel Attal, le cas de Louis Jublin illustre que « le fléau de la drogue est partout ». Le candidat à la présidentielle souligne aussi que « d’autres collaborateurs » ministériels sont concernés. Une référence notamment à l’ancien conseiller aux affaires agricoles de Sébastien Lecornu.
Le Canard Enchaîné avait révélé en début d’année son exfiltration de Matignon pour consommation de drogue en décembre 2025. Par la suite, plus précisément en juin 2026, le Premier ministre avait demandé via une circulaire de mettre en place des tests antidrogues inopinés au sein des ministères, suscitant l’émoi dans les couloirs des administrations.
Ensuite, lors d’une interview à Paris Match fin juillet, Sébastien Lecornu indiquait que certaines personnes avaient été écartées après ces dépistages surprises.
« Un rapport épidermique sur ces sujets-là »
Interrogé sur le sujet, Gabriel Attal dit se montrer favorable à ce type de mesure. « Le narcotrafic c’est un fléau qui pourrit la vie de territoires entiers en France. (…) C’est une organisation qui s’est installée dans notre pays qui vit de cela. Donc, évidemment qu’il faut prendre cette décision », avance l’ancien Premier ministre, ajoutant:
« Vous savez, j’ai un rapport presque épidermique sur ces sujets-là, parce que ça a pourri mon enfance et ça a probablement contribué à la mort de mon père. »
En marge de la publication de son livre, « En homme libre » (L’Observatoire), Gabriel Attal s’était confié sur l’addiction à la drogue de son père, mort en 2015 d’un cancer foudroyant.
Article original publié sur BFMTV.com

