mardi, juillet 7

Marine Le Pen a annoncé ce mardi 7 juillet au journal de 20 heures de TF1 être candidate à l’élection présidentielle 2027, après sa condamnation dans l’affaire dite des assistants parlementaires du Front national.

« Je ne ferai pas campagne sous bracelet électronique mais comme j’ai la possibilité de le faire en pourvoi de cassation (…) je ferai donc campagne sans bracelet électronique », explique-t-elle, affirmant quelques secondes plus tard: « Je suis candidate à l’élection présidentielle » et « je ne changerai pas d’avis ».

Quelques heures plus tôt, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a été condamnée à trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique par la cour d’appel de Paris pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite des assistants parlementaires européens, à l’époque où le parti s’appelait encore le Front national.

Une inéligibilité déjà purgée

Aux alentours de 14 heures, la présidente de la cour d’appel avait annoncé l’intégralité de la sentence à la cheffe de file du RN, debout à la barre: 100.000 euros d’amende, 45 mois d’inéligibilité dont 30 avec sursis (contre cinq ans en première instance) et trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme à purger à domicile sous bracelet électronique.

La justice a ainsi ouvert la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d’inéligibilité à seulement 15 mois ferme, déjà purgés.

La justice a plus globalement confirmé la déclaration de culpabilité du parti à la flamme pour complicité et recel par personne morale de détournement de fonds publics, et maintenu la peine de deux millions d’euros d’amende, dont un million d’euros avec sursis. Elle a aussi prononcé la confiscation de la somme d’un million d’euros saisis en 2018.

Article original publié sur BFMTV.com

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