- Auditionné mercredi dans le cadre de la commission d’enquête sur l’affaire Epstein, Bill Gates a démenti toute implication dans les crimes du milliardaire.
- Le cofondateur de Microsoft a assuré n’avoir « jamais été témoin » de faits répréhensibles.
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Il a répété n’avoir rien à voir avec le criminel. Bill Gates a été auditionné, mercredi 10 juin, devant la commission du Congrès américain qui enquête sur les crimes commis par le milliardaire Jeffrey Epstein. Le cofondateur de Microsoft est venu expliquer ses liens d’amitié avec le délinquant sexuel.
« Je veux l’exprimer très clairement : je n’ai jamais été témoin ou eu aucune indication qu’Epstein se livrait à une activité criminelle en cours »,
a dit le cofondateur de Microsoft dans ses propos introductifs devant les parlementaires, publiés sur son site GatesNotes. « Je n’ai jamais fait de mal à quiconque »
, a-t-il assuré, affirmant que si Jeffrey Epstein avait bien tenté de « nourrir une relation personnelle »
avec lui, cela ne l’avait jamais intéressé.
« Je ne suis jamais allé sur son île, dans son ranch, ou dans sa maison de Floride »,
a aussi tenu à préciser le milliardaire, alors que ces lieux sont au cœur de l’affaire (nouvelle fenêtre).
Vers une audition de Pam Bondi ?
Peu avant, à son arrivée au Capitole à Washington, Bill Gates avait dit « espérer que (s)on témoignage aiderait le travail important de cette commission pour rendre justice aux victimes »
de Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019 avant son procès pour crimes sexuels. Au moment de sa mort, il était notamment accusé d’avoir fait venir des mineures sur l’île qu’il possédait dans les îles Vierges américaines (nouvelle fenêtre), à des fins de trafic sexuel.
Le président de la commission d’enquête, le député républicain James Comer, a affirmé avant l’audition que les membres voulaient en savoir plus sur la relation du cofondateur de Microsoft avec le criminel sexuel et sa complice Ghislaine Maxwell (nouvelle fenêtre), qui purge une peine de vingt ans de prison aux États-Unis. « Personne n’accuse Bill Gates d’un quelconque fait répréhensible »,
a dit James Comer, qui souligne que le milliardaire est « venu volontairement »
au Capitole.
Plusieurs personnalités politiques américaines ont déjà témoigné devant la commission d’enquête parlementaire, notamment l’ancien président démocrate Bill Clinton et l’actuel ministre du Commerce, Howard Lutnick. Bill Clinton avait alors assuré n’avoir eu « aucune idée des crimes »
sexuels de son ancien ami.
Pam Bondi, ex-ministre américaine de la Justice, avait défendu fin mai devant la commission d’enquête la gestion par le gouvernement Trump de cette affaire hautement sensible. La controverse autour de la publication des documents du dossier Epstein poursuit Donald Trump depuis le début de son second mandat. Le républicain avait appelé l’an dernier ses partisans à passer à autre chose alors même que les demandes de transparence se faisaient de plus en plus pressantes.
Le ministère de la Justice assure avoir publié tous les documents qu’il était légalement contraint de rendre publics. Selon James Comer, la commission va tenter de faire témoigner en juillet Todd Blanche, le remplaçant de Pam Bondi au ministère de la Justice.




