PROCÈS – En contact avec Dominique Pelicot, Anthony, 39 ans, ex-garde du corps inconnu des services de police, est jugé à Lyon pour viol par soumission chimique de sa conjointe et mère de son fils
« Si je suis là aujourd’hui, c’est pour apporter une vérité et un éclairage à ce que j’ai fait ». Anthony est debout dans son box. Chemise blanche soigneusement repassée, barbe taillée et coupe dégradée, cet homme de 39 ans est jugé par la cour criminelle du Rhône, à Lyon, pour six infractions, cinq délits et un crime. Il est notamment accusé d’avoir drogué et violé son ex-compagne, et de l’avoir filmée à son insu. Dans les vidéos retrouvées dans son téléphone, elle apparaît complètement endormie. Des photos d’elle dénudée ont également été partagées sur des plateformes comme Coco ou Telegram. Un procédé qui rappelle forcément celui d’un autre homme : Dominique Pelicot.
C’est d’ailleurs dans le dossier de l’ex-mari de Gisèle Pelicot qu’a surgi le nom du Lyonnais. En septembre 2020, quand Dominique Pelicot est arrêté à Carpentas, les enquêteurs découvrent son contact dans son téléphone, ainsi que des échanges dans lesquels les deux hommes planifient de droguer la conjointe de l’accusé pour que Pelicot abuse d’elle. C’est ce fil qui, trois ans plus tard, mène jusqu’à l’appartement de cet homme, jusqu’alors inconnu des services de police.
Pelicot comme « maître »
L’ombre de Pelicot plane jusque dans les vidéos d’Anthony, diffusées jeudi soir à son procès. On l’y entend, penché sur sa compagne inconsciente ou sur ses effets personnels (comme de la lingerie ou ses papiers d’identité) lui promettre « un maître ». « Tu vas te faire b****r par ton maître qui sait déjà tout de toi […](…)
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