- La police italienne a annoncé lundi avoir démantelé un réseau criminel international.
- Il était organisé autour d’une « banque criminelle » au service des narcotrafiquants, par laquelle auraient transité plusieurs centaines de millions d’euros.
Elle aurait permis de faire transiter plusieurs centaines de millions d’euros. La police italienne a annoncé lundi avoir démantelé un réseau criminel international organisé notamment autour d’une « banque criminelle
» au service des narcotrafiquants. Cette structure financière, dont la base logistique était située à Prato, au nord-ouest de Florence, était gérée depuis 2021 par un ressortissant chinois.
Elle « fonctionnait comme un courtier mondial au service de la criminalité, offrant des canaux sécurisés pour le paiement d’énormes cargaisons de drogue sans aucun mouvement physique d’argent et garantissant l’anonymat total des flux financiers
« , a expliqué la police italienne dans un communiqué lundi. Selon les enquêteurs, ce circuit illégal, qui permettait de « transférer virtuellement des capitaux entre l’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas via un réseau d’intermédiaires prélevant une commission
« , a réussi « à faire transiter entre 80 et 100 millions d’euros par an pendant au moins trois ans
« .
Des accusations de « soutien à l’immigration clandestine »
La clientèle de cette « banque criminelle
» était composée de cartels de la drogue, en particulier d' »organisations de trafiquants albanais actives dans le centre et le nord de l’Italie
» ainsi que d’organisations mafieuses italiennes, a indiqué la police. L’enquête, coordonnée par le parquet de Florence, a conduit à l’interpellation de 41 personnes entre l’Italie et l’Espagne, dont 17 ont été incarcérées et 16 placées en résidence surveillée, les autres étant contraintes de se présenter régulièrement au commissariat local.
Elles sont accusées d' »association de malfaiteurs
« , de « trafic international de stupéfiants
« , de « blanchiment d’argent
» mais également de « soutien à l’immigration clandestine
« . En effet, « parallèlement aux flux financiers issus du narcotrafic, une branche de cette même organisation gérait un réseau rentable d’immigration clandestine en provenance de Chine
» qui transitait par la Serbie, a précisé la police italienne.
Depuis Belgrade, « les citoyens chinois étaient transportés en voiture ou contraints de parcourir à pied des tronçons montagneux pour franchir la frontière avec la Hongrie et entrer dans l’espace Schengen
» avant d’arriver jusqu’à Turin mais aussi et surtout Prato. Ville de 200.000 habitants et coeur de l’industrie textile italienne, cette dernière abrite l’une des plus grandes communautés chinoises d’Europe. Elle est devenue depuis plusieurs années un terrain de conflit entre groupes mafieux chinois rivaux.




