Avec notre correspondante à Rome, Anne Le Nir
Le migrant en question est un homme d’origine algérienne de 50 ans, en Italie depuis 19 ans, père de deux enfants qu’il a eus avec sa compagne italienne, mais sans titre de séjour valide. Raison pour laquelle il a été placé, en avril 2025, au sein d’un centre de rétention dans le nord-est du pays, non loin du domicile familial.
Puis on lui a annoncé, sans décision écrite et motivée, qu’il serait emmené dans un autre centre, situé dans le sud de l’Italie. En réalité, il a été a transféré, menottes aux mains, par la Marine militaire vers le centre de rétention de Gjadër, en Albanie.
Il a réussi à informer son avocat, à travers lequel il a effectué une demande d’asile en Italie et un recours.
Résultat : le tribunal de Rome a ordonné la remise en liberté de cet homme et a successivement condamné le ministère de l’Intérieur pour transfert de migrant illicite à une indemnisation de 700 euros en sa faveur.
Cette décision de justice, sans précédent, représente indéniablement une nouvelle épine dans le pied de la politique migratoire du gouvernement de Giorgia Meloni.
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