- Le Parlement israélien a acté sa propre dissolution, dans la nuit de jeudi à vendredi.
- Malgré une popularité en berne, Benyamin Netanyahou brigue un nouveau mandat.
- Le Premier ministre sortant cherche d’ores et déjà à consolider sa majorité et à satisfaire ses alliés ultra-orthodoxes.
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Et maintenant ? Après quatre ans de mandature, le Parlement israélien a acté jeudi soir sa propre dissolution, ouvrant la voie aux élections législatives. Ces dernières s’annoncent cruciales : elles détermineront si Benyamin Netanyahou, le Premier ministre ayant exercé le plus longtemps dans l’histoire d’Israël, se maintiendra au pouvoir.
Le Parlement israélien a d’ores et déjà annoncé la tenue du scrutin pour le 27 octobre. Celui-ci s’annonce comme un référendum sur le leadership de « Bibi ». Empêtré dans un procès pour corruption, le dirigeant de 76 ans est aussi confronté à une colère vive au sein de la population en raison des défaillances sécuritaires ayant entouré les attaques du 7-Octobre. L’opinion publique lui reproche aussi de ne pas avoir tenu ses promesses de « victoire totale
» sur le Hamas et le Hezbollah libanais, et d’avoir été écarté des négociations entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Benyamin Netanyahou en quête d’un « large gouvernement national »
Un récent sondage de l’Université hébraïque de Jérusalem a révélé que le soutien à Benyamin Netanyahou comme Premier ministre a chuté de 40,5% début mars à 29,4% en juin. Acculé, le dirigeant va tenter d’ici le mois d’octobre de mettre sur pied une vaste coalition. Il a d’ailleurs déclaré le mois dernier qu’il souhaitait « établir un large gouvernement national
« .
La tâche se révèle complexe : l’électorat israélien est fractionné en une multitude de partis – 29 listes en lice en 2022. Les mouvements historiques comme le Likoud, de droite, et le parti travailliste, de gauche, sont flanqués de listes représentant entre autres les ultra-orthodoxes, les citoyens originaires de l’ex-bloc soviétique, le mouvement du sionisme religieux, les citoyens d’origine druze ou arabe…
Le débat public, lui, est profondément marqué par la question du service militaire obligatoire pour les hommes juifs ultra-orthodoxes. Les principaux alliés de « Bibi » issus des partis ultra-orthodoxes ont à plusieurs reprises menacé de faire tomber le gouvernement si les étudiants en yechiva (centre d’études des textes rabbiniques) n’étaient pas exemptés de l’obligation de servir dans l’armée. À l’inverse, l’armée israélienne et une grande partie de l’opinion publique estiment qu’un enrôlement plus large est nécessaire.











