Un cadavre d’une jeune fille, vêtue de son uniforme d’écolière et ensanglantée, des décombres laissant apparaître le bras sans vie d’une enfant, une pile d’une dizaine de cartables couverts de poussière et débordant de cahiers… Samedi 28 février après-midi, des images montrant une attaque contre une école primaire de filles à Minab, dans la province méridionale iranienne de Hormozgan, que l’Iran attribue aux alliés américains et israéliens, ont circulé sur les réseaux sociaux. Elles proviennent des médias d’Etat, qui rapportent plusieurs bilans, dont celui de 108 morts, chiffre qui a été communiqué samedi soir par le procureur de Minab à l’agence de presse Fars. Malgré ce lourd bilan, les images des victimes restent à ce stade rares, alors même que l’on distingue nettement, sur les photographies, une foule rassemblée autour du bâtiment visé.
Samedi soir, une dizaine d’heures après le début des frappes massives israélo-américaines en Iran, presque aucune information n’a en revanche filtré sur l’identité des membres des gardiens de la révolution, l’armée idéologique du pays, ou des responsables politiques qui auraient été visés ou tués dans les frappes lancées samedi matin, heure de Téhéran, par Israël et les Etats-Unis.
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