jeudi, juillet 23

  • Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot indique ce matin que les deux diplomates français arrêtés à Téhéran sont rentrés en France.
  • Cette arrestation « ne pourra rester sans conséquence », a-t-il ajouté sur France Inter, « puisque, d’abord, elle est illégale et qu’en plus elle est inqualifiable ».

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Ils sont rentrés, mais la France n’en restera pas là. Les deux diplomates français agressés à Téhéran sont rentrés mercredi à Paris, a indiqué ce jeudi 23 juillet le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. « Ils sont rentrés à Paris hier et sont entourés de tout le soutien nécessaire après cette agression extrêmement grave et préméditée », a-t-il déclaré sur France Inter. Les deux diplomates « sous le choc » ne souhaitent pas retourner à Téhéran, a-t-il ajouté. « Ils continueront d’exercer leur mission jusqu’à son terme, mais depuis Paris. »

L’action de la France en soutien à la société civile iranienne » qui était visée

Ces deux diplomates étaient en poste à Téhéran. Leur mission consistait notamment à « développer des programmes de soutien à la société civile iranienne, aux étudiants, aux artistes, pour leur permettre de venir en mobilité dans des universités ou dans des résidences d’artistes », a expliqué le ministre. « C’est l’action de la France en soutien à la société civile iranienne », qui était visée à travers cette agression, a-t-il encore dit. Le « régime tente, par tous les moyens, de décourager la France de continuer à soutenir le peuple iranien, mais évidemment nous continuerons », a-t-il poursuivi.

L’un des diplomates « violemment pris à partie, frappé »

Dimanche, les deux diplomates,  ont été « brutalement interpellés dans un lieu privé par des officiers de sécurité du régime », a détaillé Jean-Noël Barrot. Ils ont été « détenus pendant près de quatre heures, sans accès à leurs moyens de communication ». Ils ont été « intimidés », et l’un d’eux pour l’un d’eux « violemment pris à partie, frappé »

Les autorités iraniennes ont de leur côté démenti cette agression, affirmant que les diplomates n’avaient été que « brièvement interrogés » par les services de sécurité, après avoir participé à une « réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités », selon une déclaration mercredi de Mohammad Tanhaei, du ministère iranien des Affaires étrangères, relatée par le média officiel Irib. 

La rédaction de TF1info avec AFP

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