- Le président iranien a reconnu ce mercredi que « la communication » avec l’ayatollah Mojtaba Khamenei était « très difficile en ce moment ».
- Le successeur d’Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre lancée par les États-Unis et Israël en février, n’est jamais apparu en public depuis sa nomination.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a affirmé ce mercredi 5 août que la communication avec le Guide suprême Mojtaba Khamenei, qui n’est pas apparu en public depuis sa nomination en mars, était « très difficile en ce moment »
. « La communication avec lui est très difficile en ce moment, mais sa présence constitue quoi qu’il en soit un atout majeur pour nous, qui nous permet de continuer »
, a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée, au sujet du fils et successeur d’Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février.
« Des personnes malveillantes le décrivent autrement »
Blessé lors de l’offensive, qui a aussi tué de nombreux responsables iraniens, Mojtaba Khamenei ne s’exprime, depuis sa désignation, que par des communiqués qui lui sont attribués. Sa discrétion, malgré les affrontements avec les États-Unis, a donné lieu à des spéculations sur ses relations avec d’autres hauts représentants iraniens. Son absence aux funérailles de son père, au mois de juillet, avait également suscité des interrogations sur son état de santé, voire son éventuel assassinat.
Massoud Pezeshkian a toutefois tenu à défendre l’ayatollah, déclarant qu’il l’avait reçu avec « gentillesse et une logique très solide »
lors de réunions. « Malheureusement, la situation actuelle permet à des personnes malveillantes de le décrire autrement et de présenter une image différente de lui »
, a-t-il critiqué.











