- Lors d’une longue interview sur LCI mercredi 14 janvier, Gabriel Attal a appelé la France et l’Europe à durcir le ton sur la scène internationale, notamment sur les questions de l’Iran et du Groenland.
Suivez la couverture complète
Le Groenland dans le viseur de Trump
Replacer la France et l’Europe au centre de la carte. Invité de LCI ce mercredi 14 janvier, Gabriel Attal « croit qu’il faut retrouver une autorité dans les relations internationales »
. « Cela passe évidemment par la force. Je suis pour le droit international mais on ne parviendra pas à l’apaisement du monde simplement en brandissant la charte des Nations unies »
, plaide l’ancien Premier ministre, actuellement secrétaire général de Renaissance. Selon lui, « l’important, c’est d’être crédible dans notre rapport de force »
et « cela passe par prendre conscience de notre propre puissance, notre réarmement et par notre puissance économique, commerciale et technologique »
.
Une intervention en Iran « pas exclue par principe »
Se disant « pro-France et pro-Europe »
, le député veut que le ton soit durci sur l’Iran, où se déroulent de violentes manifestations contre le régime des mollahs (nouvelle fenêtre). « J’ai entendu certaines déclarations récemment de certains responsables qui donnent le sentiment qu’il faudrait exclure par principe toute intervention en Iran. Je ne crois pas que ce soit rendre service aux Iraniennes et aux Iraniens qui se battent parce que ça permet aux mollahs et aux leaders du régime de se dire finalement qu’ils peuvent y aller franco parce qu’il n’y aura pas de conséquences ou d’interventions possibles »
, explique l’élu de 36 ans. « Pour vous le dire différemment : si une intervention devait avoir lieu, je me garderais bien de la condamner par principe. (…) Évidemment, tout doit être regardé »
, martèle-t-il.
Autre cas pratique, le Groenland, sur lequel les États-Unis de Donald Trump ne cachent plus leurs ambitions. « Si les Danois en font la demande, il peut y avoir un signal stratégique »
, juge Gabriel Attal. D’ailleurs, des militaires français, suédois, norvégiens et allemands (nouvelle fenêtre) vont déployer du personnel militaire pour une mission de reconnaissance sur cette île, en vue « d’éventuelles contributions militaires destinées à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région »
. « Je pense qu’on arrive à la désescalade dès lors que l’on montre que l’on sait mordre et que l’on est fort »
, conclut l’ancien pensionnaire de Matignon.
Emmanuel Macron (nouvelle fenêtre) a convoqué en urgence un Conseil de défense consacré aux manifestations en Iran réprimées par les autorités et aux menaces américaines de prise de contrôle du Groenland, ce jeudi à 8h, à l’Élysée.









