En Irak, le président nomme Ali Al-Zaidi comme Premier ministre désigné. L’homme d’affaires a été choisi lundi après avoir reçu le soutien de la principale alliance chiite, à la suite du retrait de la candidature de Nouri Al-Maliki sous pressions américaines. Ali Al-Zaidi va former un gouvernement qui devra ensuite être approuvé par le Parlement. Cette désignation met fin à de longues discussions menées depuis que le président américain Donald Trump avait menacé, en janvier, de retirer tout soutien à Bagdad si Nouri Al-Maliki, ancien titulaire du poste et perçu comme proche de l’Iran voisin, revenait au pouvoir. Ali Al-Zaidi est “considéré comme une figure de compromis”, souligne The New Arab, en précisant qu’il “est peu connu dans les milieux politiques”. Ce banquier, également propriétaire d’une chaîne de télévision, n’a jamais occupé de fonctions gouvernementales, précise le site.
Nigeria : au moins 29 personnes tuées par des hommes armés. Le gouverneur de l’État d’Adamawa, Ahmadu Umaru Fintiri, a affirmé lundi que l’attaque meurtrière avait ciblé dimanche la communauté de Guyaku, dans le nord-est du pays. Des habitants ont rapporté que les assaillants avaient visé des jeunes rassemblés sur un terrain de football. Le gouverneur a accusé les membres du groupe djihadiste Boko Haram. Mais un groupe rival, l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), a revendiqué l’attaque, affirmant avoir “tué au moins 25” chrétiens et incendié une église ainsi que près de 100 motos. Des hommes armés ont par ailleurs enlevé 23 enfants dans un orphelinat dans l’État de Kogi, dans le centre sud du Nigeria, dans la nuit de dimanche à lundi. Une quinzaine ont été secourus et huit restent portés disparus, selon les autorités. “Aucun groupe n’a revendiqué l’attaque, mais des sources sécuritaires affirment que l’État abrite une cellule active de Boko Haram”, note la BBC.
Canada : le Premier ministre lance son premier fonds souverain. Mark Carney a annoncé lundi la création du “Canada Strong Fund” qui sera doté de 25 milliards de dollars canadiens (15,6 milliards d’euros). Il réunira des investissements publics et privés orientés vers des projets liés à l’énergie, aux matières premières critiques et aux infrastructures. Le fonds vise à réduire la dépendance économique du Canada vis-à-vis des États-Unis au cours des prochaines décennies. “Les États-Unis ont changé. C’est leur droit, et nous nous adaptons. C’est notre devoir”, a déclaré le Premier ministre à Ottawa. “Les citoyens et non pas seulement de riches investisseurs pourront investir dans le nouveau fonds et y faire fructifier leur argent”, précise Le Journal de Montréal. “C’est inhabituel”, commente Sebastien Betermier, professeur de finance à l’Université McGill. “Habituellement, les petits investisseurs préfèrent mettre leurs billes dans des fonds qui rapportent des rendements plus rapidement. […] Si ça fonctionne, et que beaucoup de Canadiens participent, c’est une opportunité pour le gouvernement de mobiliser plus de capital”, a-t-il expliqué au journal canadien.
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