Apparues avec le bitcoin en 2009, les cryptomonnaies ont connu depuis un essor spectaculaire. Il existe aujourd’hui des milliers de ces monnaies numériques, aux caractéristiques et utilisations variées. Explications.
Qu’entend-on par “cryptomonnaie” ?
La première cryptomonnaie – et la plus célèbre – est le bitcoin, rendu public en 2009 par un individu (ou groupe) mystérieux se faisant appeler “Satoshi Nakamoto”. L’idée originelle, expliquait The Wall Street Journal en 2015, était d’offrir “une solution décentralisée au problème de la confiance [dans le cadre d’une transaction], une monnaie d’un genre nouveau qui pouvait être transférée en ligne sans frais et sans passer par des organismes tiers”.
Les échanges de cryptomonnaies sont en effet des transactions pair à pair, “ce qui signifie simplement qu’aucune banque ni aucun autre intermédiaire n’intervient”, résume la BBC.
Les cryptomonnaies sont une forme de monnaie numérique pouvant notamment “être utilisée pour acquérir des biens et des services”, explique le Financial Times, et s’échangent de façon décentralisée. Elles se distinguent de la monnaie traditionnelle en ce qu’elles ne sont pas émises par une autorité publique (banque centrale) : les transactions sont enregistrées et vérifiées “sur un registre partagé et public” – pour les grandes cryptomonnaies comme le bitcoin ou l’ether –, la blockchain (ou “chaîne de blocs”).
Qu’est-ce qu’une blockchain ?
Une chaîne de blocs est un registre partagé et sécurisé qui enregistre les transactions, organisées en suites de blocs – d’où son nom. Chaque suite de blocs est validée à partir d’un calcul qui donne l’horodatage et le montant échangé entre deux clés cryptographiques publiques.
The New York Times file la comparaison avec une feuille de calcul Google, “à la différence près qu’au lieu d’être hébergée sur les serveurs de Google, elle est gérée par un réseau d’ordinateurs répartis dans le monde entier”. Ces ordinateurs, ou “nœuds”, “ont pour rôle de stocker leur propre copie de la base de données, d’ajouter et de vérifier les nouvelles entrées, et de protéger la base de données contre les pirates informatiques”.
[…] Lire la suite sur Courrier international











