- Selon une étude, plus de 70% des Français utilisent l’IA au travail.
- Ce recours permet d’accélérer le traitement de certaines tâches.
- Dans le même temps, des travailleurs redoutent qu’elle les remplace.
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Allons-nous être progressivement remplacés par l’intelligence artificielle dans notre travail ou celle-ci va-t-elle devenir une aide ? Cet outil est entré dans le quotidien professionnel puisque plus de sept Français sur dix disent l’utiliser au travail. Elle est principalement employée pour assister certaines tâches : pour corriger des textes, rechercher de l’information ou traduire quelque chose. Les usages les plus avancés restent encore limités, note la deuxième édition de l’Observatoire Greenworking pour Ipsos BVA (nouvelle fenêtre) sur les impacts de l’IA sur l’expérience collaborateur, réalisée auprès de plus de 1.500 personnes.
Les bénéfices de l’usage de l’intelligence artificielle dans un cadre professionnel sont tangibles puisque 75% des utilisateurs déclarent gagner du temps grâce à elle. Cependant, pour plus de sept employés sur dix, ce temps gagné est immédiatement absorbé par de nouvelles missions. Une majorité de travailleurs qui l’utilisent déclare aussi consacrer davantage de temps à la vérification des résultats. En conséquence, l’IA accélère le travail, mais ne l’allège pas.
35% des sondés craignent la disparition d’emplois
D’après cette étude, plus les salariés utilisent l’intelligence artificielle dans un cadre professionnel, plus ils se rendent compte qu’ils pourraient être remplacés dans leur travail. Près des trois quarts des sondés estiment qu’au moins une partie de leurs tâches pourra être réalisée avec l’aide de l’IA dans les cinq prochaines années. Pour 35% des personnes interrogées, le principal risque de cette technologie est la disparition d’emplois ou de métiers. Mais cela est-il possible ? Dans une note publiée le 30 juin, sur les effets de l’IA sur l’emploi (nouvelle fenêtre), le ministère de l’Économie fait la différence entre les tâches pour lesquelles elle est complémentaire du travailleur et celles où elle peut le remplacer.
L’IA pourrait favoriser l’emploi, estime Bercy
Lorsqu’elle est complémentaire, l’IA automatise les tâches à faible valeur ajoutée, ce qui permet aux salariés de se concentrer sur celles pour lesquelles ils doivent exercer leur jugement, valider ou avoir des interactions sociales. « Dans ce cas, la hausse de productivité pourrait favoriser l’emploi »
, prédit Bercy. À l’inverse, dans le cas d’une substitution de l’intelligence artificielle, pour des emplois avec des tâches codifiables ou répétitives : « l’adoption de l’IA et la hausse de productivité engendrée pourraient diminuer l’emploi »
, souligne le ministère. Selon lui, cet essor technologique peut soutenir des métiers, notamment s’il est utilisé pour améliorer la sécurité informatique ou les processus de production de l’entreprise.



