Le patron de la Fifa Gianni Infantino a défendu son projet critiqué de créer une société commerciale ouverte aux investisseurs privés visant à augmenter les revenus du football, « une opportunité mais pas une obligation », a-t-il affirmé mercredi 29 juillet.
Son plan représente « une proposition, une offre » qui s’inscrit « dans le cadre d’un processus démocratique ». « Surtout, c’est une opportunité, mais pas une obligation (…) Elle marque le coup d’envoi du processus de consultation », a affirmé le dirigeant dans une vidéo publiée par la Fifa.
Plusieurs instances de premier rang ont partagé leurs inquiétudes au sujet de ce projet qui bouleverserait l’équilibre actuel, comme les fédérations anglaise, allemande et française, ou la confédération européenne (Uefa).
Le Premier ministre britannique Andy Burnham et l’Union européenne ont également fait part de leur opposition, Bruxelles estimant que « la commercialisation effrénée du football était devenue nocive. »
« Faire émerger les prochains Cap-Vert »
Gianni Infantino a répété les promesses indiquées dans le communiqué publié mardi qui a révélé son projet, à la grande surprise de certains acteurs du football qui disent ne pas avoir été consultés.
À voir aussiMondial 2026 : « Gianni Infantino s’est comporté comme un laquais de Donald Trump »
« Une part trop faible de la valeur commerciale croissante du football revient aux acteurs de ce sport qui en ont le plus besoin, a-t-il expliqué. C’est une occasion en or de dynamiser le développement du sport à l’échelle mondiale. Mais encore une fois, il ne s’agit que d’une proposition, et non d’une obligation. »
L’apport d’investisseurs privés pourrait permettre de reverser quelque 20 millions de dollars à chacune des 211 fédérations membres de la Fifa, sur la base du volontariat de celles-ci.
« Nous souhaitons contribuer à faire émerger les prochains Cap-Vert », a assuré Infantino, en référence à la sélection du petit État insulaire d’Afrique qui a atteint les 16es de finale du dernier Mondial pour sa première participation. « Mais là encore, il s’agit simplement d’un choix qui revient à nos membres », a conclu le dirigeant.
Avec AFP











