HBO MAX – À LA DEMANDE – SÉRIE
La survie d’Industry tient du miracle, surtout en 2026. Fraîchement accueillie par la critique à ses débuts en novembre 2020, cette série retraçant les débuts d’un jeune groupe de traders à la City de Londres n’a réuni que 70 000 curieux pour son premier épisode. Une contre-performance pour HBO, surtout en période de confinements liés à la pandémie de Covid-19. Sauvée par son budget modeste et, sans doute aussi, l’intuition des têtes pensantes de la chaîne à péage, Industry est l’exemple même d’un programme qui n’aura trouvé sa voix qu’au fil du temps, à la faveur du buzz très enthousiaste généré par sa troisième saison, qui devait pourtant être la dernière.
Celle-ci avait fait le choix, radical, d’exfiltrer son personnage principal, Harper (Myha’la Herrold), au profit de Yasmin (Marisa Abela). La quatrième les réunit, après un hiatus de plusieurs mois qui ne fait pas grand cas de la continuité du récit. Ainsi vont les séries HBO, et cela permet à Industry de redémarrer presque à zéro. Sans emploi, Yasmin traîne comme un boulet son époux dépressif, Henry (Kit Harington), ancien PDG d’une start-up d’énergies renouvelables et candidat conservateur défait aux élections générales britanniques. Sans perspective non plus, Harper s’est associée à à Eric, son ancien mentor de la banque Pierpoint, pour se lancer à son compte dans la gestion d’actifs. Elle a dans le viseur une « fin tech » à la réputation sulfureuse, Tender, dont Henry vient de prendre la tête au côté de son fondateur, Whitney (Max Minghella, poisseux à souhait).
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