- Les suspects, âgés d’une vingtaine d’années, ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs » et « destruction par moyen dangereux ».
- Ils ont été placés en détention provisoire.
- Ils sont suspectés d’avoir incendié plusieurs embarcations en avril, juin et septembre à Saint-Florent, en Haute-Corse.
L’affaire avait fait grand bruit à Saint-Florent. En avril, juin et septembre, dans cette commune de Haute-Corse, neuf bateaux avaient été détruits dans le port, parmi lesquels plusieurs appartenaient à Jean-François Mei, gérant et fondateur d’une société de promenade en mer faisant figure d’institution. Ce jeudi 29 janvier, quatre personnes ont été mises en examen dans ce dossier, a indiqué le procureur de Bastia.
Âgés d’une vingtaine d’années, les quatre suspects ont été interpellés lundi, soupçonnés d’être impliqués dans les incendies des embarcations « le 29 avril 2025, le 25 juin 2025 et le 19 septembre 2025 à Saint-Florent (2B) aux dépens de bateliers »
, a précisé dans un communiqué Jean-Philippe Navarre, procureur de la République de Bastia. Ces quatre hommes ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs » et « destruction par moyen dangereux » et placés en détention provisoire, a-t-il précisé à l’AFP en soirée.
Des « attentats crapuleux » et des « pratiques mafieuses » ?
Les incendies en question faisaient partie d’une longue série qui touche les bateaux de promenade en mer à Saint-Florent mais aussi à Ajaccio mi-mai et à Calvi (Haute-Corse) où cinq semi-rigides de trois sociétés différentes et un catamaran de balade ont été incendiés début juin. Ils ont été qualifiés « d’attentats crapuleux »
révélant « des pratiques mafieuses visant à ruiner les entreprises pour mieux asseoir leur emprise »
par le collectif antimafia « Maffia no, a vita ié » (Non à la mafia, oui à la vie). Après le troisième incendie criminel visant son activité, Jean‑François Mei avait d’ailleurs annoncé en novembre jeter l’éponge.
« Dans le contexte de la création au mois de juin 2025 du pôle judiciaire régional de lutte contre la criminalité organisée, cette opération concrétise l’engagement de l’autorité judiciaire et des services d’enquête dans la lutte prioritaire contre les destructions par incendie et l’emprise des groupes criminels sur les secteurs stratégiques de l’économie insulaire »
, a assuré jeudi le procureur Jean-Philippe Navarre en rappelant que « le crime de destruction par un moyen dangereux en bande organisée est puni de 20 années de réclusion et passible d’une amende de 150.000 euros ».













