- Près de 40.000 hectares ont déjà disparu dans les flammes au mois de juillet.
- L’été 2026 pourrait être le pire jamais vécu sur le front des incendies en France.
La forêt de Fontainebleau en feu, 950 hectares perdus début juillet dans l’Aude, des flammes qui menacent aux portes de Marseille, ou l’incendie le plus important que la Drôme ait connu depuis 30 ans. Le début de l’été 2026 est particulièrement dévastateur pour l’Hexagone.
Au total, près de 40.000 hectares ont brûlé, du jamais vu. En témoignent les chiffres des rotations des Canadair : 230 heures de vol en 2024 contre 2.100 heures en 2026. Les feux sont ainsi plus précoces et plus intenses, et dans des régions qui étaient jusqu’alors épargnées par les flammes, comme en Savoie, ou encore au cap Fréhel en Bretagne. Si neuf feux sur dix sont d’origine humaine, le changement climatique et les fortes chaleurs accentuent les risques.
« Le changement climatique va créer les conditions d’une propagation beaucoup plus rapide et beaucoup plus intense des feux de forêt. Et donc ça veut dire que des feux qui auraient sans doute été juste des petits feux, rapidement circonscrits, peuvent devenir des feux de forêt très importants, simplement parce que la végétation est asséchée
« , explique à TF1 François Gemenne, membre du Giec et co-directeur de l’Observatoire Défense et Climat.
Le phénomène touche d’ailleurs toute l’Europe. L’Espagne a d’ores et déjà perdu plus de 100.000 hectares, dont 26.000 dans un seul incendie encore en cours. Jamais une telle intensité n’avait été observée aussi tôt dans la saison.











