- L’incendie volontaire d’un logement de Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle) avait causé la mort de cinq personnes le 30 novembre dernier.
- Six individus ont été mis en examen ce vendredi 9 janvier.
- Selon le procureur, le règlement de comptes avait été commandité par deux hommes incarcérés, sur fond de trafic de drogue.
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Le 20H
« Ces faits d’une gravité extrême, et qui sont inédits pour la Meurthe-et-Moselle, illustrent le niveau de la menace que font peser le narcotrafic et ses méthodes
« , dénonce le procureur de la République de Nancy, François Capin-Dulhoste, dans l’extrait du 20H de TF1 visible en tête de cet article. Le 30 novembre 2025, une famille avait trouvé la mort dans un incendie d’origine criminelle sur la petite commune de Neuves-Maisons, en Meurthe-et-Moselle. Ce vendredi 9 janvier, le procureur a annoncé la mise en examen de six personnes dans le cadre de l’enquête, dont trois mineurs âgés de 15 à 17 ans.
Les incendiaires étaient venus de Champagne-Ardenne avec le véhicule d’un complice pour mettre le feu au logement où vivaient cinq personnes. « L’un d’entre eux a pénétré dans l’immeuble où résidaient les victimes et a aspergé les lieux d’essence avant d’y mettre le feu »
, a expliqué le procureur de la République devant la presse.
« Les investigations, couplées à l’exploitation des images de vidéoprotection de la commune, ont permis de rapidement identifier l’incendiaire et trois de ses complices »
, a ajouté le colonel Thibaud Fritz, commandant de la section de recherche de la gendarmerie de Meurthe-et-Moselle.
Les commanditaires âgés de 21 et 23 ans
Mais l’enquête a aussi déterminé que ces jeunes incendiaires avaient été recrutés par deux commanditaires, actuellement détenus à la prison de Châlons-en-Champagne : un premier, âgé de 21 ans, y purge une peine de cinq ans pour violences aggravées. Un second, âgé de 23 ans, a également été condamné à cinq ans de détention, dans une affaire de stupéfiants qui impliquait un des fils de la famille visée, seul rescapé de l’incendie.
Pour le maire socialiste de Neuves-Maisons, Pascal Schneider, ce règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants montre que « la violence gagne tous les territoires, les territoires les plus reculés. Ça veut dire qu’aujourd’hui, la violence est d’une banalité sans nom, et qu’en plus, elle concerne des mineurs, semble-t-il, de 15 et 17 ans »,
s’inquiète encore l’édile de cette commune de 7.000 habitants, dans le reportage ci-dessus.
Les six personnes mises en examen risquent toutes la réclusion criminelle à perpétuité.











