Le ministère public demande une caution de 200.000 francs suisses (près de 215.000 euros) à Jacques Moretti, copropriétaire du bar incendié au Nouvel à An à Crans-Montana, en Suisse, pour autoriser sa libération, selon nos informations.
Le ministère demande également que ses documents d’identité soient saisis, qu’on lui pose un bracelet électronique et qu’il soit obligé de pointer tous les 3 jours à un commissariat.
Jacques Moretti a été placé vendredi dernier en détention « pour une durée initiale de trois mois », également « en raison de l’existence d’un risque de fuite » dans le cadre de l’enquête sur l’incendie. Cette privation de liberté était réclamée depuis des jours par les avocats des familles des victimes.
Selon nos informations, Jacques Moretti est pour l’instant toujours en détention.
Une autre caution pour Jessica Moretti
Son épouse Jessica Moretti, autre copropriétaire du bar Le Constellation, est déjà sous le coup de ces « mesures de substitution à la détention provisoire en raison de l’existence d’un risque de fuite », décidées par le Tribunal des mesures de contrainte ce lundi.
Elle doit aussi déposer 200.000 francs suisses, ses documents d’identité ont été saisis et elle doit pointer tous les trois jours à un commissariat. En revanche, le Tribunal des mesures de contrainte n’a pas retenu la demande du ministère public de lui poser un bracelet électronique.
Ces mesures ont pour objectif de les empêcher de quitter le territoire, tel que l’avait justifié le Tribunal des mesures de contraintes dans son précédent communiqué.
Le couple de Français, mis en cause dans l’enquête ouverte après cette tragédie qui a fait 40 morts et 116 blessés, avait été entendu vendredi dernier par le ministère public valaisan.
Enquête en cours
D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame a été provoqué par des étincelles de bougies « fontaine » entrées en contact avec une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol de l’établissement.
Des interrogations portent sur la nature de cette mousse, mais aussi sur la présence et l’accès aux extincteurs, et la conformité des voies de sortie de ce bar, Le Constellation. Le couple est soupçonné d' »homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ».
La commune de Crans-Montana a de son côté reconnu qu’aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019, suscitant la consternation de certaines familles.
Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation en vue d’un éventuel procès. En attendant, la présomption d’innocence prévaut.
Article original publié sur BFMTV.com












