C’est leur première déclaration depuis la nuit du drame qui a fait 40 morts et 116 blessés dans leur bar, le 1er janvier. Jacques et Jessica Moretti ont assuré, mardi dans un communiqué, qu’ils ne se « déroberaient pas » dans le cadre de l’enquête menée après l’incendie qui s’est produit dans leur bar dans la station de Crans-Montana, en Suisse.
« Nous sommes dévastés et envahis par le chagrin », fait savoir le couple de propriétaires du Constellation dans un communiqué reçu par l’Agence France-Presse, assurant qu’ils ne chercheraient « d’aucune façon à [se] dérober ». « Soyez certains de notre entière collaboration », ont-ils ajouté dans ce texte, dans cette première déclaration publique depuis l’ouverture, samedi, d’une enquête les visant pour « homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence ». Le couple assure faire « pleinement confiance aux enquêteurs pour faire toute la lumière et dissiper les interrogations ».
Cette communication survient aussi quelques heures après que la commune de Crans-Montana a reconnu une faille des contrôles de sécurité et incendie du bar, ces dernières années. « Les contrôles périodiques n’ont pas été effectués de 2020 à 2025. Nous le regrettons amèrement », a déploré le président du conseil communal de Crans-Montana, Nicolas Féraud, lors d’une conférence de presse dans la station alpine, indiquant ne pas savoir pourquoi ces inspections n’avaient pas eu lieu.
Les familles de victimes « consternées »
« Nous assumerons toute la responsabilité que la justice déterminera », a-t-il ajouté au sujet du drame, provoqué, selon l’enquête, par des bougies dites « fontaines » entrées en contact avec le plafond du sous-sol. Les clients du bar, principalement des adolescents et de jeunes adultes, s’étaient retrouvés piégés par les flammes.
La mousse acoustique recouvrant le plafond du sous-sol du Constellation, qui semble s’être rapidement embrasée, est l’un des éléments-clés examinés par les enquêteurs. D’après des photos prises par le propriétaire lors de travaux effectués après l’achat du local en 2015, cette mousse avait été posée sur le plafond dès le départ.
« Vraisemblablement, les quelques chefs de sécurité qui [sont allés] contrôler ce bar [entre 2015 et 2020] auraient dû faire plus attention », a concédé M. Féraud, qui a par ailleurs écarté toute démission pour l’heure. Mes clients « ont pris connaissance avec consternation des informations communiquées lors de la conférence de presse », a réagi auprès de l’AFP l’avocat Romain Jordan, qui conseille plusieurs familles.










