Un tribunal du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse, a ordonné vendredi 23 janvier la remise en liberté de Jacques Moretti, copropriétaire avec son épouse du bar de la station de ski de Crans-Montana théâtre d’un incendie meurtrier la nuit du Nouvel An.
Après le versement d’une caution de 200 000 francs suisses (environ 215 000 euros), le tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais a annoncé dans un communiqué avoir « levé la détention provisoire » de M. Moretti et lui avoir imposé des « mesures de substitution » destinées à « contrer le risque de fuite présenté par le prévenu ».
M. Moretti, mis en cause dans l’enquête ouverte après la tragédie qui a fait 40 morts et 116 blessés, était en détention provisoire depuis le 9 janvier. Son épouse, Jessica Moretti, demeure quant à elle en liberté sous mesures de contrainte.
D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame a été provoqué par des étincelles de bougies « fontaines » entrées en contact avec une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol de l’établissement. Des interrogations portent sur la nature de cette mousse, mais aussi sur la présence d’extincteurs, sur leur accès, et sur la conformité des voies de sortie du bar Le Constellation. Le couple est soupçonné d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ».
La commune de Crans-Montana a, de son côté, reconnu qu’aucune inspection du système de sécurité et du système incendie du Constellation n’avait été effectuée depuis 2019, suscitant la consternation de certaines familles. Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation en vue d’un éventuel procès. En attendant, la présomption d’innocence prévaut.












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