François Bayrou ne voudrait aucunement fausser la sincérité de son message. Raison pour laquelle l’ancien Premier ministre dit refuser d’accompagner la sortie de son livre (« Alerte sur la France qui vient », L’Observatoire, 18 juin) où il met à nouveau en garde sur la dette française – son combat de toujours – par une déclaration de candidature à la présidentielle.
« Si j’étais candidat que penseraient ceux qui vous écoutent? Que penseraient les Français et les lecteurs? », questionne le patron du Modem sur France Inter ce mardi 16 juin, avant de répondre lui-même par une formule saillante:
« Ils penseraient que j’écris pour moi. Ils penseraient que moi aussi je suis adhérent à ce parti dont j’ai trouvé le nom, qui s’appelle « le TPMG »: « Tout pour ma gueule ». Ils penseraient, les Français, que c’est une déclaration de plus pour se mettre en valeur. Et c’est ce dont je n’ai pas voulu. »
Affaibli par sa chute à Matignon et sa défaite à Pau
François Bayrou l’a joue au-dessus de la mêlée. « Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en effet, ce n’est pas les non-annonces de candidatures qui ont encombré les ondes, plutôt le contraire », assène en début d’interview celui qui s’est présenté trois fois à l’élection reine.
France Inter lui pose la question qui fâche. Son discours ne serait-il pas avant tout la conséquence de son affaiblissement politique actuel, lui qui a été renversé en septembre 2025 par l’Assemblée nationale dont il sollicitait la confiance, avant de perdre la mairie de Pau en mars 2026?
« En aucune manière. L’histoire de la France, c’est que c’est précisément dans les moments de creux que se préparent les moments de plein », se défend le principal intéressé.
Article original publié sur BFMTV.com











