samedi, mai 30

  • Comme en amour, l’amitié peut donner du fil à retordre.
  • Certaines relations peuvent nuire à notre bien-être, sans que l’on s’en rende compte.
  • Une psychologue dévoile les cinq comportements amicaux qui minent votre énergie.

Sans parler de toxicité, certains comportements peuvent miner notre quotidien. En amitié, ce sont souvent les actes à sens unique qui a fortiori encombrent une relation. À la longue, ce type d’agissement peut même mener jusqu’à une rupture amicale. « Toutes les relations ne se terminent pas forcément dans le conflit. Certaines s’éteignent doucement parce qu’elles ne nourrissent plus », partage Amélie Boukhobza, psychologue clinicienne, sur son compte Instagram @confidences.psy. Dans cette publication, la psychologue veut pointer cinq comportements amicaux « qui épuisent plus qu’ils ne soutiennent ». La professionnelle insiste sur le fait que même s’ils peuvent paraître inoffensifs, ces agissements peuvent nous rendre fatigués, tendus, voire coupables, sans même que l’on s’en rende compte.

Des gestes à sens unique

La psychologue relève principalement des comportements à sens unique qui induisent alors un déséquilibre dans la relation, comme « l’ami qui ne parle que de lui ou d’elle ». Une personne qui ne vous laisse jamais de la place peut épuiser, surtout si vous faites office d’oreille attentive, sans jamais recevoir de questions en retour. Même sans mauvaise intention, être l’épaule d’un « ami toujours en crise » peut être épuisant. « Quand chaque échange est une plainte ou devient un sauvetage, le lien s’épuise à petit feu », relève Amélie Boukhobza.

Cette sensation de relation à sens unique peut aussi se ressentir dans le fait d’avoir un ami toujours occupé qui ne répond jamais à vos invitations. « L’attention ne dépend pas du temps qu’on a, mais de la place qu’on choisit de faire », souligne l’experte. De même, si certains amis peuvent se montrer à l’écoute de vos états d’âme, leurs réactions ne sont pas toujours à la hauteur des espérances. C’est l’ami « qui minime vos émotions » comme l’identifie Amélie Boukhobza. « ‘Ce n’est pas si grave’, ‘tu dramatises’… Même maladroit, ça vous fait douter de ce que vous ressentez. Comme si vous n’aviez pas le droit d’aller moins bien », analyse la docteure en psychologie qui conseille de faire attention à ces proches qui ont tendance à « critiquer sous couvert d’humour« . Elle rappelle que les remarques « pour rire » peuvent blesser réellement. « On n’est pas tenu de maintenir un lien dans de la moquerie constante », note-t-elle.

Comportements nocifs en amitié : faut-il rompre ?

Face à ces comportements que l’on peut avoir tendance à minimiser, il n’est pas toujours simple de s’armer. La psychologue recommande de « mettre un peu de distance » si cela devient nécessaire si un mal-être s’installe. « Ça ne veut pas dire que vous êtes un ‘mauvais ami’« , précise-t-elle, en soulignant le fait qu’une pause peut s’imposer si une relation amicale vous vide plus qu’elle ne vous donne.

De même, une pause peut permettre de remettre les pendules à l’heure au lieu de faire mourir la relation. « Ces liens-là ne sont pas forcément à rompre, mais à repenser : poser des limites, réduire la fréquence, ou simplement accepter qu’ils ne vous apportent plus la même chose », conseille Amélie Boukhobza qui rappelle qu’une belle amitié doit reposer sur une relation où chacun trouve sa place.

Jeanne MARTIN pour TF1 INFO

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