- L’Institut Paris Région expose ce jeudi que les loyers médians des logements ont été multipliés par quatre en trente-cinq ans en Île-de-France.
- Dans le même temps, les revenus des ménages franciliens n’ont été multipliés que par deux.
- La part des revenus consacrés au logement est désormais de 24,8% pour les vides et 28,2% pour les meublés.
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Se loger en région parisienne est de plus en plus difficile. Selon une étude publiée ce jeudi 23 juillet par l’Institut Paris Région, les loyers médians des logements meublés ont été multipliés par 3,9 entre 1984 et 2020 en Île-de-France, et par 3,8 pour les logements vides. Des prix de moins en moins soutenables.
Ainsi, le loyer médian francilien est passé de 6,5 euros par m² en 1984 à 25 euros en 2020 pour un logement meublé. Sur la même période, les loyers du parc social ont aussi été multipliés par 3,6, « une dynamique de progression comparable, mais partant de niveaux nettement plus bas »
, relève l’étude. Le loyer social médian est passé de moins de 2 euros à 7 euros par m².
Dans le même temps, les revenus des ménages franciliens habitant un logement meublé ont été seulement multipliés par deux et ceux vivant dans un logement vide par 2,3.
Un « taux d’effort » en forte progression
La part des revenus consacrés au logement, appelée « taux d’effort »
, a ainsi « fortement progressé »
, surtout entre 1984 et 2022. Ces taux d’effort ont atteint un pic en 2013 : 26,6% des revenus consacrés au loyer des logements vides et 29,1% pour les meublés. Avant de redescendre très légèrement à 24,8% pour les vides et 28,2% pour les meublés.
À Paris, le taux d’effort médian atteint 34% en 2022 et grimpe encore pour les hommes et femmes seuls (respectivement 38% et 42%), ainsi que les familles monoparentales (39%).
Les loyers « deviennent difficilement soutenables pour nombre »
de locataires franciliens, surtout les plus modestes qui « consacrent à leur loyer près de la moitié de leurs ressources mensuelles (48,5% pour le locatif privé vide et 50,4% pour le meublé) »
. L’étude de l’institut estime que « les aides au logement sont ainsi encore plus décisives dans le parc privé que dans le parc social, rendant les loyers simplement ‘soutenables' »
.











