samedi, juillet 4

  • Les feux de forêt ont fait des dégâts dans les cultures, notamment dans le sud de la France.
  • La chaleur caniculaire, aussi, menace les récoltes.
  • Mais peut-on craindre des pénuries dans certains rayons alimentaires ?

Les feux de forêt sont une grosse source de stress pour les agriculteurs des environs. Si leur exploitation n’a pas déjà été touchée, ils voient parfois les fumées à quelques dizaines de mètres de chez eux. Mais la chaleur en est une aussi. Elle menace les arbres fruitiers et les cultures les plus fragiles.

« L’arbre ne va plus réussir à faire de la photosynthèse, donc il va larguer ses fruits pour essayer de survivre. Parce que ça lui prend de l’énergie d’avoir tous ses fruits », vulgarise l’arboriculteur Clément Sfiligoï (voir la vidéo en tête de cet article). Même chose pour les céréales, explique Pascal Dupré, céréalier : « À partir du moment où on dépasse 28°C, elles ne s’alimentent plus ».

La crainte, c’est une hausse de prix qui s’est déjà matérialisée pour certains produits. « Pour l’instant, il n’y a pas de crise alimentaire », précise en revanche Catherine André, éditorialiste économie LCI. « Mais on voit aussi l’impact de la canicule sur les éleveurs de poules. Il y a eu une surmortalité animale dans certains élevages de poulets. » L’impact est colossal pour les agriculteurs. Mais l’éditorialiste se veut rassurante pour les consommateurs : « Il y aura des hausses de prix, mais pas de pénurie massive ».

Emilien DECELLE

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