- Une semaine après la fusillade qui a fait deux morts à Nice, le tireur présumé et deux autres suspects ont été placés en détention provisoire.
- Selon le parquet, ces violences sont liées à une « guerre de territoires » liée au narcobanditisme.
- La fille d’une des victimes, qui était totalement étrangère au trafic de drogue, a accepté de témoigner dans le JT de TF1.
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Le 20H
Un homme souriant et jovial, c’est l’image que Miranda veut garder de son père, à qui elle rend hommage ce lundi 18 mai. « Il était formidable et très drôle surtout »,
dit-elle, en montrant une photo où elle pose avec lui. « Elle raconte un moment de vie qui a été très cher, où on nous voit tous heureux d’être ensemble »
, ajoute-t-elle dans le reportage ci-dessus.
Il a déposé les enfants à l’école à 13h30, il a voulu aller boire un café sur la place avec ses amis et les enfants ne l’ont jamais revu.
Il a déposé les enfants à l’école à 13h30, il a voulu aller boire un café sur la place avec ses amis et les enfants ne l’ont jamais revu.
Miranda
Il y a une semaine, Ahmed, 57 ans, père de 4 enfants, est abattu en pleine journée sur une place de Nice située à proximité d’un point de deal. « Aucun antécédent, rien à voir avec le narcotrafic. Il a déposé les enfants à l’école à 13h30, il a voulu aller boire un café sur la place avec ses amis et les enfants ne l’ont jamais revu »,
témoigne la jeune femme. Comme lui, un autre père de famille, sans aucun lien avec le trafic de stupéfiants, a été tué, tout comme deux autres personnes, il y a 7 mois au même endroit. À la tristesse de Miranda se mêle aujourd’hui la colère. « La volonté, c’était de vouloir quitter ce secteur, se sécuriser, sauf qu’il n’en a pas eu le temps. Je suis en colère contre l’État aussi d’une certaine manière. Combien de fois il va falloir que ça se reproduise avant que ça s’arrête ? »,
dénonce-t-elle.
Trois personnes de 19, 26 et 30 ans, dont le tireur présumé, ont été mises en examen pour « meurtre en bande organisée ». Depuis des années, les habitants réclamaient plus de présence policière. Un poste de police municipale a finalement ouvert ce lundi. Ce n’est pas un commissariat qui accueille du public, mais un local, pour permettre à six policiers municipaux d’être au cœur du quartier. « Il y aura en permanence des patrouilles au sein du quartier des Moulins, pour renforcer notre présence au sein des quartiers et combattre le trafic de stupéfiants »,
explique Jérôme Marcenac, chef de la police municipale.
C’est un soulagement pour les riverains, mais l’inquiétude demeure. « Franchement, c’est une bonne nouvelle pour le quartier, on peut vivre ! »
, affirme un habitant. « C’est quand même sécurisant, ça me rassure ! »
, renchérit une jeune femme. Un troisième se montre plus circonspect. « Je ne sais pas si ça va régler tous les problèmes du quartier »,
admet-il.
Depuis janvier, dans le seul quartier des Moulins, 47 personnes ont été interpellées et incarcérées pour trafic de stupéfiants. Les poursuites pour ces motifs sont trois fois plus nombreuses qu’il y a 4 ans.




