Les vols de pièces détachées de voitures se multiplient, notamment dans les Bouches-du-Rhône.
Rétroviseurs, pare-chocs, capots : des éléments prisés par des réseaux bien organisés.
Dernièrement, huit personnes ont été interpellées par la gendarmerie d’Aubagne.
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Le 13H
Rétroviseur, siège auto et même tout un pare-chocs de voiture. Voilà le butin saisi récemment par la gendarmerie d’Aubagne : des pièces détachées de véhicules volées dans la région. Une vingtaine de vols en seulement cinq mois. Total du préjudice : plus de 70 000 euros. Déjà, huit personnes ont été interpellées.
« Le profil des individus peut être très hétérogène », précise le chef d’escadron Éric Vincent de la gendarmerie d’Aubagne. « Nous avons des personnes opportunistes qui se livrent à ces activités pour arrondir leurs fins de mois. On a également des groupes plus organisés qui font partie de réseaux et qui alimentent en nombre, par exemple, des garagistes peu scrupuleux. »
Ces pièces sont aussi écoulées sur des sites de revente : 90 euros la caméra de recul, 1.000 euros pour deux phares. C’est l’une des pièces les plus recherchées par les malfrats, car de plus en plus difficiles à trouver. « Les pièces disparaissent très vite et sont vendues dans des temps très courts. Donc, il nous faut agir très vite pour remonter les filières. »
Agir vite pour éviter ce genre de scène à Marseille : des voitures pillées en pleine rue, méconnaissables. Nous avions rencontré l’une des victimes il y a quelques semaines. « On découvre la voiture le matin. Plus de compteur, plus de poste digital. Ils ont complètement volé des pièces dans le moteur. Notre batterie, ils viennent, ils volent, ils se servent. Votre voiture, elle part à la poubelle », déclare une victime. En France, le phénomène s’amplifie. Dans la région de Marseille, le nombre de vols a presque doublé en un an.