- « Pour le plaisir » raconte l’histoire d’un inventeur qui décide de créer un sextoy pour que sa femme atteigne enfin l’orgasme.
- Le couple incarné par François Cluzet et Alexandra Lamy est inspiré de celui formé par Michael Lenke et sa femme Brigitte.
- Ensemble, ils ont mis au point un appareil qui permet à 98% de ses usagères d’atteindre l’orgasme.
Il a changé la vie de millions de femmes. Et pourtant, il est inconnu du grand public. Âgé de 76 ans, Michael Lenke est l’inventeur du célèbre Womanizer, la Rolls-Royce du sextoy. C’est son histoire et celle de sa femme Brigitte, 64 ans, que raconte Pour le plaisir,
le nouveau film de Reem Kherci, qui sort ce mercredi en salles.
François Cluzet et Alexandra Lamy se glissent dans la peau de Fanny et Tom, un couple marié et heureux depuis vingt ans. Lorsque Fanny apprend à Tom qu’elle n’a jamais eu d’orgasme, cet inventeur fou décide de créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble, ils se lancent dans une quête qui va transformer leur couple.
Je détiens le record du monde en matière d’orgasmes
Je détiens le record du monde en matière d’orgasmes
Michael Lenke
« Je pense que je détiens le record du monde en matière d’orgasme »,
s’est amusé Michael Lenke, auprès de Paris-Match
(nouvelle fenêtre). « Et celui de rendre les femmes heureuses »,
complète Brigitte Lenke, sa femme et complice. « En revanche nous n’avions pas de problème d’orgasme comme le couple dans le film. Je pense que si nous avions eu ce genre de soucis, nous n’y serions pas arrivés »,
assure-t-elle.
Développeur et inventeur dans les secteurs de la médecine et des cosmétiques, cet ingénieur allemand a eu le déclic en 2013 lorsqu’il découvre d’après une étude américaine que 50% des femmes n’ont jamais connu l’orgasme. « Pour moi en tant que développeur, ça a été un signal pour changer cela »
, admet Michael Lenke qui embarque sa femme dans cette aventure. Brigitte, qui travaillait alors dans le secteur bancaire, devient son cobaye.
Au début, c’était horrible parce que ça faisait mal
Au début, c’était horrible parce que ça faisait mal
Brigitte Lenke
Mais avant de grimper aux rideaux, elle est passée par tous les états. « Au début, c’était horrible parce que ça faisait mal et que c’était un appareil effrayant avec un énorme dispositif muni d’un tuyau relié à une pompe »,
admet-elle. Michael Lenke ne lâche pas l’affaire.
Après un an, il trouve enfin le Graal avec une méthode qui porte ses fruits. Fini les vibrations, l’appareil utilise une technologie de stimulation par air pulsé, sans contact direct avec le clitoris, qui combine massage et aspiration. Rien à voir avec les godemichés habituels. Le plaisir est centré sur l’organe féminin dédié au plaisir.
98% des usagères atteignent l’orgasme
« J’ai tout de suite su que ça allait être un succès mondial »,
assure Brigitte tandis que son mari était plus réservé. Il voulait que d’autres femmes volontaires le testent pour s’en assurer. Ils se rendent alors dans un club libertin où 60 femmes acceptent de tester leur invention durant plusieurs mois. L’expérience est un succès et la commercialisation de l’objet démarre dans le salon du couple en 2014.
Depuis, 11 millions d’exemplaires du Womanizer ont été vendus dans plus de 90 pays et 98% des usagères atteignent l’orgasme. Les Lenke ont vendu leur brevet à la société allemande WowTech en 2014. Celle-ci décline alors le concept en une vingtaine de modèles. Tous les ans, un nouveau arrive sur le marché. Les hommes n’hésitent d’ailleurs plus à offrir ce cadeau à leur femme.
« Un jour, un monsieur de plus de 80 ans m’a écrit pour me demander où il pouvait acheter un Womanizer pour sa femme. Il avait des problèmes sexuels à la suite d’une opération »
. L’inventeur lui envoie gratuitement l’objet. Quelques semaines plus tard, la dame de 84 ans lui écrit pour le remercier et lui dire qu’elle avait à nouveau eu un orgasme. « J’ai eu la lettre et j’ai fondu en larmes »
, assure Michael Lenke. Comme quoi le plaisir n’a pas d’âge.











