mardi, juillet 14

  • À Mutzig, en Alsace, se trouve le centre de guerre électronique de l’armée française.
  • Ici, plusieurs centaines de militaires œuvrent au renseignement électronique pour l’armée de terre.
  • Dans un monde où tout le monde écoute tout le monde, l’armée doit redoubler de vigilance.

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Cachés au milieu de nulle part, ils mènent une guerre invisible. À Mutzig, en Alsace, entre grillages et barbelés, se trouve le centre de guerre électronique de l’armée française. « Ici, on est dans une zone vraiment protégée », explique le lieutenant Jean-Baptiste du 44ᵉ régiment de transmission de l’armée de terre. Une équipe de TF1 s’est rendue sur le site. 

À plusieurs mètres sous terre se trouve une des cellules d’écoute de pays potentiellement hostiles. Un lieu stratégique du 44e régiment de transmission. Ici, les soldats dont on ne voit pas le visage écoutent des communications sous forme de signaux cryptés qui peuvent être captés à des milliers de kilomètres à travers les ondes électromagnétiques. 

Avoir un coup d’avance sur l’ennemi

Ces messages codés en morse viennent-ils d’un navire ou d’un pays en guerre ? Nous n’en saurons rien. Ces militaires mènent ce qu’on appelle une guerre électronique. Du renseignement 24 heures sur 24, qui cible les réseaux de communication de type militaire. Le but ? Avoir un coup d’avance sur l’ennemi.

« On appuie des troupes qui peuvent être déployées sur les théâtres d’opérations. La mission de renseignement est cruciale pour tout engagement parce qu’elle va permettre l’identification d’une implantation, d’une manœuvre, d’une décision tactique. Donc c’est vital », admet le colonel K.

À l’extérieur, des patrouilles, armes au poing, munies de fusils anti-drones s’exercent quotidiennement pour éviter toute intrusion. Ces sentinelles peuvent directement ouvrir le feu, après sommation. « Dans les autres emprises militaires, on va tenter d’appréhender la personne. Si notre vie n’est pas en danger, on ne va pas ouvrir le feu. Alors que là, on a le droit d’ouvrir le feu même si nous ne sommes pas menacés », explique le sergent Simon. À une époque où tout le monde écoute tout le monde, l’armée doit redoubler de vigilance. Aujourd’hui, plusieurs centaines de militaires œuvrent au renseignement électronique pour l’armée de terre. 

Rania HOBALLAH | Reportage : Yousfi KHELIAN

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