- Le chef de la diplomatie russe s’en est pris à l’Europe dans un discours à l’Assemblée générale des Nations unies ce samedi.
- Il lui a reproché de s’opposer aux discussions de paix souhaitées par l’administration Trump.
- Il a également réaffirmé que Moscou atteindrait ses objectifs militaires en Ukraine « peu importe les circonstances »
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Sergueï Lavrov hausse le ton. S’exprimant ce samedi 26 septembre à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le chef de la diplomatie russe a accusé l’Europe de s’opposer systématiquement aux projets de paix en Ukraine. « L’Europe fait tout ce qui est en son pouvoir pour contrecarrer les discussions de paix souhaitées par le gouvernement Trump »,
a-t-il déclaré.
Dans son discours, Sergueï Lavrov a assuré que Moscou atteindrait ses objectifs militaires en Ukraine « peu importe les circonstances »
. « Les objectifs de l’opération militaire spéciale seront atteints, la menace à la sécurité russe sera éliminée, et la vie paisible reviendra »
, a-t-il déclaré.
Berlin dans le viseur
Aux Nations unies, Sergueï Lavrov s’en est pris notamment à Berlin. Selon lui, « une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU ne peut pas comprendre des sièges supplémentaires alloués aux pays occidentaux, particulièrement l’Allemagne et le Japon, qui sont désormais sur la voie du militarisme ».
Il a également affirmé que la Russie était prête à aider à stabiliser la situation dans le détroit d’Ormuz, peu après que Donald Trump a annoncé rejeter la proposition iranienne en vue d’une réouverture sous sept jours. « Nous avons besoin de confiance dans les relations entre les États du Golfe, les États arabes et l’Iran. Nous avons besoin d’une architecture régionale stable »
, a-t-il assuré.
Avant son discours, ce fidèle de Vladimir Poutine s’était entretenu avec son homologue allemand, Johann Wadephul, pour le premier entretien de ce genre depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine. Cette rencontre a eu lieu dans un climat de vives tensions après l’accusation allemande contre Moscou, imputée d’avoir envoyé un drone chargé d’explosifs sur l’aéroport de Leipzig début août.
Johann Wadephul a enjoint Moscou « à renoncer à la dangereuse voie de l’escalade à l’égard de l’Allemagne, de l’Europe et de l’Otan »
, ont indiqué des sources au sein de la délégation allemande. « Des incidents comme la récente tentative d’attentat à Leipzig ou d’autres attaques hybrides ne sauraient ébranler la détermination de l’Allemagne à soutenir l’Ukraine agressée »
, a ajouté la même source.

