- Le trêve sur le front ukrainien ne sera que de courte durée.
- Moscou a indiqué que le cessez-le-feu ne serait prolongé qu’à une condition : voir Kiev respecter les conditions fixées par la Russie.
- Les deux camps s’accusent mutuellement de violations de la trêve, depuis son instauration.
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Ukraine : la guerre entre dans sa 5ᵉ année
Le Kremlin a refusé de prolonger la trêve de Pâques en vigueur sur le front en Ukraine jusqu’à dimanche soir, tant que Kiev n’acceptera pas les conditions permettant d’assurer les « intérêts »
et les « objectifs »
de Moscou. « Tant que (Volodymyr) Zelensky n’a pas le courage d’assumer cette responsabilité, l’opération militaire spéciale se poursuivra après l’expiration du cessez-le-feu »
, a fait savoir le porte-parole de la présidence Dmitri Peskov, interrogé ce dimanche 12 avril par la télévision publique. La veille, dans son allocution quotidienne, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait estimé qu’il serait « correct »
que ce cessez-le-feu soit prolongé, précisant avoir fait cette « proposition »
à Moscou.
Pour rappel, le pouvoir russe exige du gouvernement ukrainien des concessions à la fois politiques et territoriales. Moscou souhaite entre autres un retrait complet de la région de Donetsk, partiellement contrôlée par son armée. Des exigences rejetées par Kiev, les assimilant à une capitulation.
Des accusations mutuellement formulées
En marge de ces déclarations, l’Ukraine et la Russie se sont accusées mutuellement d’avoir violé à des centaines de reprises le cessez-le-feu instauré la veille sur le front en Ukraine, à l’occasion de la Pâque orthodoxe. Le Kremlin avait indiqué jeudi que cette trêve commencerait samedi à 16h (13h GMT) et durerait jusqu’à la fin de la journée de dimanche, soit une période de 32 heures.
Volodymyr Zelensky avait accepté cette trêve, mais avait prévenu que Kiev répondrait « coup sur coup »
à toute violation russe. Dans un communiqué, l’état-major ukrainien a affirmé dimanche matin que les forces du Kremlin avaient violé à 2.299 reprises la trêve sur un front s’étendant sur plus de 1.200 km. Quelques minutes plus tard, dans un communiqué sur l’application MAX, le ministère russe de la Défense a accusé à son tour les forces ukrainiennes d’avoir violé à 1.971 reprises le cessez-le-feu.











