lundi, juillet 13

Les alliés de Kiev veulent montrer qu’ils restent mobilisés et prêts à entrer en scène dès la fin de la guerre, même si ce n’est pas pour tout de suite. Le sommet doit se dérouler dans l’après-midi à l’Hôtel national des Invalides, pour accroître « le soutien à l’Ukraine et la pression sur la Russie », avant un dîner à l’Elysée.

Cette rencontre a un triple objectif, a expliqué le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot au journal Ouest-France : l’appui à l’Ukraine, « notamment en matière de défense antiaérienne » face aux bombardements russes ; accentuer la pression sur Moscou avec « un 21e paquet de sanctions européennes (qui) devrait être adopté lundi » ; « la préparation de la paix et la définition des garanties de sécurité qui seront indispensables pour prévenir toute nouvelle agression ».

La réunion de la coalition doit amplifier un « moment très fort de reconvergence et d’unité transatlantiques » mais aussi de « dynamiques plus favorables sur le terrain pour l’Ukraine », a également souligné l’Elysée. Les dirigeants de la coalition vont notamment se pencher sur la coopération en matière de « défense antiaérienne et antibalistique », avec la production d’armements sous licence en Ukraine.

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Exercices prochains de la force multinationale pour l’Ukraine

Cela devrait également donner lieu à une annonce dont on attend encore les détails : la force multinationale pour l’Ukraine va mener des exercices prochainement. Selon la présidence française, il s’agira de tester – hors d’Ukraine – les plans déjà prévus pour garantir que le cessez-le-feu tiendra, une fois que les armes se seront tues. Un déploiement réel n’est pas pour tout de suite. L’idée est de commencer des exercices maintenant que cette force dispose d’un « état-major opérationnel », près de Paris, avec un « impératif » : afficher sa « crédibilité » et « montrer à la Russie que l’ensemble de ses acteurs est prêt à s’engager ».

Volodymyr Zelensky a obtenu de Donald Trump le feu vert pour fabriquer des missiles Patriot sur son sol. Les Européens veulent aussi accélérer là-dessus. Parler à Vladimir Poutine n’est toujours pas envisagé sérieusement, tant le sujet divise les partenaires de l’Ukraine. Mais faute de jouer un rôle dans les négociations de paix, les Européens veulent montrer qu’ils avancent sur le jour d’après.

Au lendemain de ce sommet de 37 pays, au niveau des chefs d’Etat ou de gouvernement, le même message sera symboliquement martelé à l’occasion du défilé militaire annuel pour la fête nationale sur les Champs Elysées. Quelque 500 soldats des Etats membres de cette coalition ouvriront cette parade du 14 juillet, qui demeure une spécificité dans une démocratie occidentale. Volodymyr Zelensky prendra place mardi dans la tribune d’honneur du défilé militaire aux côtés de l’Allemand Friedrich Merz et de l’Espagnol Pedro Sanchez, arrivera à Paris après avoir annoncé dimanche un remaniement de son gouvernement.    

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