« S’ils veulent parler, ils peuvent nous appeler […] nous avons de très bonnes lignes téléphoniques sécurisées. » Au surlendemain de l’annulation de l’envoi de ses émissaires au Pakistan, Donald Trump persiste et signe. Les discussions peuvent se tenir à distance, sans nouvelle rencontre.
Côté iranien, la dynamique est tout autre. Le chef de la diplomatie Abbas Araghchi multiplie les déplacements pour tenter de relancer les échanges. Arrivé une première fois à Islamabad, où le Pakistan joue les médiateurs, il a rencontré les autorités politiques et militaires du pays, sans qu’une rencontre avec des représentants américains soit organisée.
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Le ministre iranien a ensuite poursuivi ses consultations dans la région, notamment à Oman. Selon plusieurs sources à l’AFP, Téhéran privilégie pour l’instant des échanges indirects, et passe par des intermédiaires pour communiquer avec Washington. « En tant que seuls États riverains d’Ormuz, nous nous sommes focalisés sur les moyens d’assurer un transit sûr, dans l’intérêt de tous nos chers voisins et du monde entier », a écrit Araghchi sur X après sa rencontre avec le sultan d’Oman, à propos du détroit sous double blocus iranien et américain.
Dans ce cadre, l’Iran a transmis des « messages écrits » aux États-Unis pour préciser ses conditions pour mettre fin à la guerre. Des lignes rouges qui concernent notamment son programme nucléaire et la situation dans le détroit d’Ormuz, un point central du conflit.
La Russie comme principale alliée
Faute d’avancée, Abbas Araghchi poursuit désormais sa tournée diplomatique vers la Russie, où il doit être reçu par Vladimir Poutine ce lundi 27 avril. Près de trois semaines après un cessez-le-feu conclu à l’issue de plus d’un mois de combats entre l’Iran et Israël soutenu par les États-Unis, Moscou reste l’un des principaux appuis de Téhéran. « L’Iran et la Russie présentent un front uni face aux forces hégémoniques mondiales », a affirmé l’ambassadeur iranien à Moscou.
Depuis le cessez-le-feu obtenu après plusieurs semaines de combats, les discussions peinent à reprendre. Les positions restent éloignées, notamment sur les conditions d’une levée des restrictions dans le détroit d’Ormuz.
Malgré ces blocages, Donald Trump se montre confiant. « Nous avons fait du très bon travail […] cela va se terminer bientôt et nous serons très victorieux », a-t-il déclaré.
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