Les tensions s’intensifient de nouveau dans le détroit d’Ormuz entre Américains et Iraniens. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé, dans la nuit du 17 au 18 juillet, que quatre pétroliers avaient été « stoppés » alors qu’ils tentaient de traverser le détroit.
« Deux pétroliers, qui tentaient de traverser le champ de mines situé au sud du détroit d’Ormuz, trompés par les services de renseignement américains, ont explosé et pris feu », ont précisé les Gardiens, cités sur Telegram par l’agence officielle Irna, sans préciser la nationalité des navires ni s’il y avait des victimes.
Les Gardiens de la Révolution ont déconseillé aux marins de « s’aventurer dans ce champ de mines ».
« Faux », selon les États-Unis
Les États-Unis ont démenti cette information, via une publication sur X du Commandement de l’armée américaine pour le Moyen-Orient (Centcom). « Comme la plupart des revendications du Corps des gardiens de la Révolution islamique, ceci est faux », a indiqué le Centcom sans fournir davantage d’explications.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre au Moyen-Orient un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures, est à nouveau verrouillé par l’Iran depuis une semaine, après la reprise des hostilités avec les États-Unis. Ces derniers, en représailles, ont réimposé un blocus des ports iraniens.
Le Koweït particulièrement ciblé
Les forces américaines ont également mené dans la nuit du 17 au 18, leur septième campagne de bombardements consécutive contre l’Iran. Les autorités de la province d’Hormozgan, dans le sud de l’Iran, ont annoncé que des frappes américaines y avaient fait au moins trois morts et huit blessés, selon l’agence officielle Irna.
En riposte, l’armée iranienne a menacé tous « les pays accueillant des forces militaires américaines, qui ont mis leur territoire à la disposition d »agresseurs et de criminels pour des attaques contre l’Iran ».
Le Koweït a notamment été visé par de nombreuses attaques ce samedi 18 juillet. Une centrale électrique, un site pétrolier et une station de dessalement de l’eau ont été attaqués. Le ministère des Affaires étrangères koweïtien a dénoncé une « agression criminelle », visant des « sites civils » et des « infrastructures essentielles ».
Article original publié sur BFMTV.com











