Après l’Iran et le Liban, se dirige-t-on vers un nouveau théâtre de guerre au Moyen-Orient? Le conflit déclenché par les États-Unis et Israël semble continuer de s’étendre dans toute la région.
Pendant que l’armée américaine frappe, pour le 12e jour consécutif, la République islamique, de l’autre côté de la péninsule Arabique, en mer Rouge, les rebelles yéménites soutenus par Téhéran – qui ont annoncé, lundi 20 juillet, un blocus des ports saoudiens – ont revendiqué « une opération militaire » contre « deux pétroliers saoudiens ayant violé le blocus », identifiant les navires comme l’Encelia et le Layla.
Une source officielle saoudienne a confirmé que l’Encelia, « appartenant à une société saoudienne », avait été « pris pour cible alors qu’il naviguait » dans le secteur du détroit de Bab el-Mandeb, a indiqué l’agence officielle saoudienne SPA, ajoutant que les membres de l’équipage étaient sains et saufs.
Depuis l’annonce de leur blocus, les Houthis avaient adressé des avertissements radio à plusieurs navires, menaçant de prendre pour cible ceux qui tenteraient de se frayer un passage.
Inquiétude pour le pétrole
Ces attaques risquent de raviver les inquiétudes des marchés concernant l’approvisionnement en hydrocarbures, l’Arabie saoudite étant le premier exportateur mondial de pétrole brut, tandis que le stratégique détroit d’Ormuz est verrouillé par l’Iran.
Selon des données analysées par l’AFP, au moins neuf navires ont fait demi-tour en mer Rouge ou dans les environs du détroit de Bab el-Mandeb, à l’extrême sud du Yémen, depuis les menaces des Houthis.
Pendant ce temps, le contrôle exercé par Téhéran sur le détroit d’Ormuz reste au cœur des tensions. La République islamique n’autorise qu’un seul itinéraire, le long de ses côtes, menaçant de s’en prendre à tout navire contrevenant et souhaitant instaurer des droits de passage.
Les Gardiens de la révolution ont affirmé avoir stoppé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit d’Ormuz.
Ce dernier restera « totalement fermé tant que les États-Unis poursuivront leurs actes malfaisants dans la région », ont-ils souligné.
Face à cette accumulation de menaces, le baril de Brent, référence internationale, est repassé au-dessus des 95 dollars pour la première fois depuis près de six semaines, à l’ouverture des Bourses asiatiques, loin de l’accalmie qui avait suivi la signature, à la mi-juin, d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran.
Article original publié sur BFMTV.com











