Après avoir dénoncé l’attaque du Hezbollah contre Israël en représailles aux frappes en Iran et à la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, le gouvernement libanais veut agir contre le mouvement islamiste chiite.
« L’État libanais déclare rejeter de manière absolue, sans aucune ambiguïté ni interprétation possible, toute action militaire ou sécuritaire émanant des territoires libanais en dehors du cadre de ses institutions légitimes », déclare un communiqué de la présidence de la République du Liban, qui exhorte le Hezbollah à rendre les armes.
« La décision de guerre et de paix appartient exclusivement à l’État libanais », précise le communiqué. « Ceci implique l’interdiction immédiate de toutes les activités sécuritaires et militaires du Hezbollah, considérées comme illégales, et l’obligation pour ce dernier de remettre ses armes à l’État libanais et de limiter son action au domaine politique, dans le respect des cadres constitutionnels et juridiques ».
Un risque d’embrasement au Liban
Comme depuis plusieurs mois, le gouvernement libanais s’aligne sur le plan présenté par l’émissaire américain Tom Barrack, prévoyant le désarmement de la milice chiite en échange du retrait de l’armée israélienne du Sud-Liban. Mais cette mesure devait déjà prendre effet fin 2025 et, désormais, le Hezbollah, bien qu’affaibli depuis le conflit de 2023-2024, a décidé de soutenir militairement l’Iran en frappant l’État hébreu.
La présidence libanaise semble prête à user de la force pour stopper l’offensive du groupe paramilitaire. Le communiqué « demande à toutes les agences militaires et de sécurité de prendre des mesures immédiates pour mettre en œuvre ce qui précède et pour empêcher toute opération militaire ou le lancement de missiles ou de drones depuis le territoire libanais, et d’arrêter les contrevenants conformément aux lois et règlements en vigueur. » Il est également demandé au commandement direct de l’armée d’imposer la mise oeuvre du plan d’interdiction des armes dans le sud du pays.
« Les frappes se poursuivent et leur intensité va augmenter », a assuré le général Rafi Milo, chef du commandement nord de l’armée israélienne. Il promet que le Hezbollah va « payer le prix fort » pour son soutien à Téhéran.
Article original publié sur BFMTV.com










