dimanche, mai 31

Le château de Beaufort, situé à 710 mètres d’altitude, est construit sur un éperon rocheux qui domine la vallée du Litani, explique notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. Cet imposant ouvrage, convoité par tous les envahisseurs qui sont passés par le Liban, domine les gorges du Litani et offre une vue panoramique sur une grande partie du Liban-Sud.

Dans le cadre de l’offensive d’Israël en cours depuis une dizaine de jours au nord du Litani, la prise de Beaufort, annoncée dimanche 31 mai, donne à l’armée israélienne un avantage stratégique pour amorcer un éventuel mouvement d’encerclement par le sud et l’est de Nabatiyé, la deuxième plus grande ville du Liban-Sud.

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La France demande une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU

« La prise de Beaufort est une étape spectaculaire et un tournant décisif » dans l’offensive, a affirmé le Premier ministre israélien. « Mes instructions sont d’approfondir et d’étendre notre contrôle des lieux qui étaient sous le contrôle du Hezbollah », a-t-il ajouté. Beaufort avait servi de base aux forces israéliennes durant les deux décennies d’occupation du sud du Liban, qui ont pris fin en 2000. « Quarante-quatre ans après la bataille héroïque de Beaufort », des soldats « sont revenus au sommet de Beaufort », s’est réjoui le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.

La France, elle, a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. « Rien ne peut justifier la prolongation des opérations militaires israéliennes au Liban et son occupation de plus en plus profonde dans le territoire libanais », a réagi le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot.

Israël entend poursuivre et étendre ses opérations militaires au Liban

La présence de l’armée israélienne à Beaufort lui permet aussi de menacer les collines Ali Taher, hautes de moins de 700 mètres, et qui dominent le district de Nabatiyé par le nord. Cette région est l’un des plus importants bastions du Hezbollah. Les Israéliens pensent que le parti chiite y dispose de vastes infrastructures souterraines où sont positionnées des rampes de lancement de roquettes et de drones, et des entrepôts d’armes et de munitions.

Les collines Ali Taher sont pilonnées sans relâche depuis des semaines par l’aviation et l’artillerie israéliennes. Les opérations militaires de l’État hébreu au Liban ne ralentissent pas. « La campagne n’est pas encore terminée », a ainsi prévenu Israel Katz.

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