- Emmanuel Macron a proposé ce jeudi un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques.
- Le président français a échangé avec le président américain Donald Trump et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Emmanuel Macron s’immisce dans la guerre énergétique qui se joue au Moyen-Orient. Le président français a proposé ce jeudi 19 mars un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles et dit avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.
« Il est d’intérêt commun de mettre en œuvre sans délai un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier les infrastructures énergétiques et hydrauliques
« , a écrit Emmanuel Macron sur le réseau social X, expliquant avoir joint les dirigeants du Qatar et des États-Unis après des frappes ayant touché des « sites de production gazière en Iran et au Qatar »
. « Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l’escalade militaire
« , a-t-il ajouté.
Les menaces de l’Iran
Le conflit, qui a fait en presque trois semaines plus de 2.200 morts, en grande majorité en Iran et au Liban, selon les autorités, embrase le Moyen-Orient et inquiète le monde entier, en particulier pour ses conséquences sur l’économie et l’approvisionnement en hydrocarbures. Et ce d’autant plus que le détroit d’Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures, est quasiment paralysé.
Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé mercredi soir d’intensifier leurs frappes si le secteur énergétique iranien était de nouveau visé, après une attaque contre une installation gazière iranienne majeure dans le Golfe. A titre de représailles, l’Iran avait précédemment lancé mercredi soir une série de frappes visant des installations énergétiques dans le Golfe. Elles ont notamment touché le Qatar, qui a fait état de « dégâts considérables
» sur sa principale installation gazière, dénonçant « une menace directe à sa sécurité nationale
» et ordonnant l’expulsion de deux diplomates iraniens.
Cette tournure des événements a agacé Donald Trump. Si l’Iran « décide imprudemment d’attaquer un pays tout à fait innocent, en l’occurrence le Qatar »
, alors « les États-Unis d’Amérique, avec ou sans l’aide ou le consentement d’Israël, détruiront massivement l’intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l’Iran n’a jamais vues ni connues auparavant
« , a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.











