Donald Trump menace l’île de Kharg
Donald Trump a menacé d’« anéantir » les infrastructures pétrolières de l’île iranienne de Kharg, qui abrite le plus grand terminal d’exportation de pétrole brut de l’Iran. Selon le président américain, les États-Unis ont déjà « totalement détruit » les cibles militaires sur l’île, avec « l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire au Moyen-Orient ».
« J’ai choisi de ne pas détruire les infrastructures pétrolières de l’île. Cependant si l’Iran, ou quiconque d’autre, venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz, je reconsidérerais immédiatement ma décision », a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.
Il a dans le même temps déclaré que la marine américaine va commencer « très bientôt » à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique où transite 20% de la production mondiale d’hydrocarbures qui est pour le moment bloquée par l’Iran.
Des médias étatsuniens ont par ailleurs rapporté que l’armée américaine va déployer des troupes du corps des Marines et des navires supplémentaires au Moyen-Orient. Selon le New York Times, quelque 2 500 marines et trois navires de plus ont pris la direction de la région. Le Wall Street Journal cite des responsables américains selon lesquels le navire d’assaut USS Tripoli, basé au Japon, et les Marines qui lui sont attachés se dirigent vers le Moyen-Orient.
À lire aussiL’île de Kharg, cœur du pétrole iranien, pourrait-elle devenir une cible dans la guerre au Moyen-Orient?
Premier mort dans l’armée française dans la guerre au Moyen-Orient
Un militaire français a été tué et six blessés jeudi soir dans une attaque de drone dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien, ont annoncé les autorités françaises, qui déplorent le premier décès au sein de l’armée française dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient. C’est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak », a annoncé le président Emmanuel Macron sur X, qui a dénoncé une attaque « inacceptable ».
Fortes explosions à Téhéran
De fortes explosions ont retenti dans la soirée à Téhéran, selon un journaliste de l’AFP. De hauts dirigeants iraniens ont le même jour défié les États-Unis et Israël en participant à une manifestation en pleine rue dans le centre de la capitale, tandis que les alentours étaient bombardés. L’armée israélienne avait appelé dans la matinée la population à évacuer deux zones du centre de Téhéran proches du lieu du rassemblement de soutien à la cause palestinienne et d’opposition à Israël.
Douze membres du personnel médical tués par une frappe israélienne au Liban
Une frappe israélienne contre un centre de santé dans le sud du Liban a tué au moins 12 membres du personnel médical, a annoncé samedi le ministère libanais de la Santé. Cette attaque est « la deuxième contre le secteur de la santé en quelques heures », après une frappe sur Sawaneh qui a tué deux ambulanciers affiliés au Hezbollah et à son allié Amal, selon le ministère.
Des frappes israéliennes ont aussi touché un quartier général des casques bleus dans le sud du Liban, selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). « Des obus israéliens sont tombés à l’intérieur du quartier général du bataillon népalais des forces de la Finul, dans la ville de Mays al-Jabal », a indiqué l’agence, en pleine guerre dans la région entre Israël et le Hezbollah pro-iranien. La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), présente dans le sud du Liban depuis 1978, et l’armée israélienne n’ont pas confirmé cette information dans l’immédiat.
Le Hezbollah est prêt à « une longue confrontation » dans la « bataille existentielle » avec Israël, a averti son chef Naïm Qassem. « Nous ne donnerons pas à l’ennemi les moyens de réaliser son objectif de nous éradiquer », a-t-il ajouté.
Dans ce climat de confrontation, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en visite au Liban, a exhorté Israël et le Hezbollah à conclure « un cessez-le-feu afin d’arrêter la guerre ».
Le président libanais, Joseph Aoun, a lui indiqué ne pas avoir « reçu de réponse » à sa proposition de négocier directement avec Israël, sous parrainage international, pour mettre fin aux hostilités entre les deux pays, toujours techniquement en état de guerre depuis des décennies.
À lire aussiLiban: les signes d’une offensive terrestre majeure menée par Israël se multiplient
Explosions et fumée noire à Tel-Aviv après une alerte aux missiles iraniens
Des explosions ont été entendues à Tel-Aviv où les sirènes d’alerte ont retenti, ont rapporté des journalistes de l’AFP, après que l’armée israélienne a signalé des tirs de missiles depuis l’Iran. Ces explosions ont été entendues jusqu’à Jérusalem, distante d’une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau. Des journalistes de l’AFP ont vu de la fumée noire s’élever en deux endroits de l’agglomération de Tel-Aviv. Des images de l’AFP ont notamment montré un entrepôt en feu en bordure d’une autoroute, d’où s’élevait une épaisse fumée noire.
Un troisième missile tiré d’Iran détruit par l’Otan dans l’espace aérien turc
Un troisième missile tiré d’Iran a été détruit par l’Otan dans l’espace aérien turc mais le président Recep Tayyip Erdogan a fait savoir qu’il refusait que la Turquie se laisse entraîner dans la guerre par des « provocations ». « Un missile balistique tiré d’Iran et entré dans l’espace aérien turc a été neutralisé par les éléments de défense antiaérienne et antimissile de l’Otan déployés en Méditerranée orientale », a affirmé vendredi le ministère turc de la Défense dans un communiqué. « Des discussions sont en cours avec le pays concerné afin de clarifier tous les aspects de l’incident », a-t-il précisé.
Plusieurs « zones clés » évacuées au Qatar
Le Qatar procède à « l’évacuation de plusieurs zones clés par précaution, dans le cadre des efforts visant à garantir la sécurité publique jusqu’à la disparition du danger », a annoncé le ministère de l’Intérieur du Qatar, sur fond de poursuite par l’Iran de ses représailles aériennes contre les pays du Golfe.
Des habitants du quartier central de Musheireb dans la capitale Doha ont reçu des alertes sur leur téléphone leur ordonnant de « quitter immédiatement la zone […] pour se rendre temporairement dans le lieu sûr le plus proche par précaution ». Des explosions ont été entendues à Doha peu après ces ordres d’évacuation. Selon des témoins, les autorités qataries ont fait évacués une partie de la Cité de l’éducation de Doha, qui abrite des campus de six universités américaines.
Hausse de plus de 42% du prix du Brent depuis le début de la guerre
Le prix du baril de Brent, la référence internationale pour le pétrole, a bondi de plus de 42% depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, passant de 72,48 dollars le 27 février à 103,14 dollars vendredi à la clôture. Le dollar a aussi poursuivi sa hausse, porté comme depuis bientôt deux semaines par ce conflit et l’envolée des cours du brut, qui lui ont permis de retrouver un niveau inédit depuis l’été. Les Bourses ont de leur côté terminé vendredi dans le rouge.
L’Iran a autorisé deux navires battant pavillon indien transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL) à traverser le détroit d’Ormuz, selon quatre sources ayant connaissance du dossier.
À lire aussiDétroit d’Ormuz bloqué: peut-on vraiment contourner cette route clé du pétrole mondial?











