Deux missiles iraniens se sont abattus samedi 21 mars au soir sur deux villes du sud d’Israël, dont l’un près d’un stratégique centre de recherche nucléaire, faisant plus d’une centaine de blessés et de lourds dégâts matériels.
Alors que toutes les TV israéliennes diffusaient les images de spectaculaires destructions et de nuées de secouristes fouillant les décombres d’immeubles aux façades abattues, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a reconnu « une soirée très difficile dans la bataille pour notre futur ».
« Nous sommes déterminés à continuer de frapper nos ennemis sur tous les fronts », a-t-il affirmé.
Les écoles fermées dimanche et lundi
Les écoles seront fermées dans tout le pays dimanche – premier jour de la semaine en Israël – et lundi, avant des vacances scolaires, et l’enseignement se fera entièrement à distance, comme c’était déjà le cas dans une majorité d’endroits, a décidé le gouvernement israélien.
Un premier missile a visé en début de soirée la ville stratégique de Dimona, connue pour abriter notamment le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres, une installation qui, d’après la presse étrangère, a été impliquée dans la production d’armes nucléaires au cours des dernières décennies.
Un missile s’est abattu sur la ville même, à près de cinq kilomètres du centre de recherche. Une trentaine de personnes, dont un garçon d’une dizaine d’années grièvement, ont été blessées selon les secours, l’armée parlant d’un « impact direct » en commentaire des images diffusées sur les réseaux sociaux montrant une boule de feu s’écraser au sol.
Des dégâts d’ampleur
Des images de l’AFP sur le lieu de l’impact ont montré tout un pâté de maison détruit. Autour d’un large cratère au sol, la terre est retournée et les façades des immeubles aux alentours ont été en grande partie détruites.
Les deux bâtiments les plus proches ont été soufflés et sont affaissés sur eux-mêmes. Débris de toutes sortes, arbres sectionnés, blocs de béton jonchent le site aux allures de champ de bataille.
La double attaque de samedi soir, si elle n’est pas la plus meurtrière, est cependant la plus spectaculaire par l’ampleur des dégâts causés. Et sans doute aussi la plus significative sur les ressources dont disposent toujours les Iraniens pour répondre aux bombardements israélo-américains.
Article original publié sur BFMTV.com











